Les pétroliers sollicitent l’appui de Boutaleb

Les pétroliers sollicitent l’appui de Boutaleb

Les pétroliers qui devaient se concerter dans l’après-midi du jeudi 22 juin 2006 en marge de la réunion du bureau de la Fédération de l’énergie n’ont toujours pas obtenu gain de cause. Cela alors que de pressantes informations issues des parages du ministère de l’Energie font état de déblocages de fonds dans les prochains jours.
Leurs arriérés au titre de l’année 2006 remontent à un peu plus de 3,5 milliards de dirhams. Ce qui fait dire à Moulay Abdallah Alaoui que la solution la plus réaliste serait la «décompensation du gasoil normal». Appliqué, ce scénario provoquerait une hausse directe des prix, cas de figure qui requiert, selon les termes d’un membre du groupement des pétroliers, «du courage politique».
L’option figure dans les propositions que les pétroliers présenteront au ministre de l’Energie, Mohamed Boutaleb, lequel devra conduire les opérateurs au ministère des Finances et, au-delà, à la Primature.
En attendant, la facture risque de s’alourdir. Les 3,5 milliards de dirhams représentent les arriérés des mois de janvier, février, mars et avril. «Le montant est certes élevé, mais on a vécu une situation beaucoup plus grave à la fin 2005 et au début 2006 avec des retards de six mois », rappelle un fonctionnaire du ministère des Affaires générales.
Au niveau où en sont les choses et avec un baril de pétrole entre 65 et 70 dollars, le montant des arriérés  atteindrait 5 milliards de dirhams à la fin du mois de juin et, en tenant compte des déblocages qui seront effectués par la Caisse de compensation, 8 milliards à la fin de l’année en cours. A noter que pour 2006, le budget de la Caisse de compensation est de l’ordre de 12 milliards DH, pour l’ensemble des  produits subventionnés. En 2005, les produits pétroliers ont dévoré près des deux tiers de ce budget.
Le seul budget débloqué concernant la liquidation des arriérés des pétroliers, à fin 2005, était de l’ordre de 4,7 milliards DH. Davantage d’arriérés compliqueraient la situation du marché et mettraient en péril l’équilibre de son approvisionnement. Pour le moment, les pétroliers entendent parvenir rapidement à une solution, fut-elle provisoire, pour alléger leur trésorerie.  La balle est dans le camp du ministère des Finances et de la Privatisation.

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