L’expérience de l’IER expliquée aux Palestiniens

Une délégation du Comité palestinien pour la réconciliation a pris connaissance, lors d’un entretien lundi à Rabat, de l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle, à travers la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée du règlement du passé des violations des droits de l’Homme.  Cet entretien, tenu avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), constitue l’occasion de mettre en exergue le travail de l’IER en matière d’investigations pour l’établissement de la vérité et d’auditions publiques. Le programme de cette rencontre, dont la séance d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du CNDH, Mohammed Essabbar, comporte plusieurs points à élucider dont une introduction générale sur la justice transitionnelle à la lumière des expériences comparées, l’Instance d’arbitrage indépendante d’indemnisation des victimes de disparitions forcées, l’Instance équité et réconciliation et la philosophie de l’IER en matière de réparation des préjudices. Les sujets abordés touchent également la méthodologie et procédures d’investigation pour l’établissement de la vérité, les auditions publiques, histoire et archive, l’approche genre dans le processus de l’IER, les garanties et les dispositions visant la non répétition des violations, et enfin la société civile, les victimes et les ayants droit dans le processus de la réconciliation. En outre, le CNDH organisera au profit de cette délégation des rencontres avec quelques institutions nationales, dont la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme, l’Institution du Médiateur ainsi qu’avec des associations de la société civile. Le Comité palestinien pour la réconciliation est une instance nationale populaire qui jouit de l’appui des différentes factions palestiniennes. Elle a pour objectif de lancer le processus de réconciliation palestinienne sur la base de l’établissement de la vérité sur les violations, quelles que soient leurs origines, d’instaurer un consensus entre les différentes parties et asseoir les bases du dialogue et d’une gestion démocratique du conflit.

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