Libye : Un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy selon le régime libyen

Libye : Un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy selon le régime libyen

Le régime libyen a affirmé jeudi, via son agence officielle, que la révélation d’un «grave secret» allait entraîner la chute du président français Nicolas Sarkozy, peu après la reconnaissance par Paris du Conseil national de l’opposition comme représentant du peuple libyen. L’agence officielle libyenne Jana a annoncé avoir «appris qu’un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale». Cette annonce, reprise par la télévision officielle, est survenue peu après la reconnaissance par Paris du Conseil national de transition libyen, qui réunit l’opposition au régime du colonel Mouammar Kadhafi, comme le seul «représentant légitime du peuple libyen» et sa décision d’envoyer prochainement un ambassadeur à Benghazi. Par ailleurs, les députés européens ont appelé jeudi l’UE à s’engager, à l’instar de la France, vers une reconnaissance officielle de l’opposition libyenne comme seule autorité légitime dans ce pays. Dans une résolution adoptée à Strasbourg à une écrasante majorité, le Parlement européen demande à la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton «d’établir des relations avec le Conseil national intérimaire de transition» (CNT) libyen, et d’«entamer le processus» menant à une reconnaissance officielle de cette instance. Mercredi, lors d’un débat devant le Parlement européen, Mme Ashton s’est montrée hésitante face à une telle option. La France, en revanche, a annoncé jeudi qu’elle considérait le CNT comme le «représentant légitime du peuple libyen», suite à une audience accordée par le président Nicolas Sarkozy à des émissaires de cette instance. La résolution des parlementaires européens survient alors que les gouvernements des 27 se retrouvent jeudi et vendredi à Bruxelles pour débattre des moyens de mettre un terme à la crise libyenne, aux effets potentiellement dévastateurs. L’un des enjeux du débat porte sur l’éventuelle instauration par les Occidentaux d’une zone d’exclusion aérienne destinée à empêcher le colonel Mouammar Kadhafi de bombarder la population. Les 27 sont divisés face à cette option, à l’instar du ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle qui s’est dit «sceptique» à son arrivée jeudi à Bruxelles. Les parlementaires européens, en revanche, ont estimé jeudi dans leur résolution que l’UE devait «se tenir prête» au cas où le Conseil de sécurité des Nations Unies déciderait d’instaurer une telle zone d’exclusion.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *