Loi de finances 2014 : Boussaid défend son projet, malgré son rejet par les conseillers

Loi de finances 2014 : Boussaid défend son projet, malgré  son rejet par les conseillers

Le ministre de l’économie et des finances a donné encore une fois la preuve qu’il n’adhère à aucune couleur politique, ou plutôt à une seule : l’intérêt du pays. Mercredi soir, sous la coupole de l’hémicycle, Mohamed Boussaïd a présenté en plénière un plaidoyer où il a affirmé, mot pour mot, que le projet de loi de finances (PLF) 2014 n’est pas régi par des considérations d’austérité, mais vise la consolidation des politiques sociales et place la préservation du pouvoir d’achat des citoyens à la tête de ses priorités : «Dire que le projet de loi de finances est un projet d’austérité et attentatoire au pouvoir d’achat des citoyens est infondé et dénote une lecture non objective du contenu de ce texte», a déclaré Boussaid en réponse aux interventions des groupes parlementaires à la Chambre des conseillers lors du débat général du PLF 2014. Le ministre ne manquera pas, par la même occasion, de saluer le travail de fond réalisé par les conseillers de l’opposition.

Une approche certainement acquise après des années d’expérience à travers les rouages de l’administration centrale et des précédents Exécutifs.

A rappeler que la commission des finances à la Chambre des conseillers a rejeté tôt mercredi le projet de loi de finances 2014 après que les groupes de l’opposition, majoritaire à la Chambre, ont voté contre le texte (15 voix contre et 6 pour).

Jeudi après-midi, à l’heure où nous mettions sous presse, le texte du projet devait être voté en plénière par les conseillers. Côté amendements, leur nombre au niveau de la Chambre des conseillers a été de 138 : 8 pour le gouvernement, 25 pour les groupes de la majorité, et 86 pour ceux de l’opposition. Sur les 138 amendements, 39 ont été acceptés, alors que le gouvernement a brandi 35 fois l’article 77 de la Constitution pour rejeter des amendements de l’opposition. Celle-ci a considéré que «c’est une première dans les annales de la Chambre des conseillers».

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