Pétrole : la facture pèse de plus en plus lourd

Pétrole : la facture pèse de plus en plus lourd

Le patronat marocain a évalué à 15 milliards de dollars les investissements en matière énergétique dans les dix années à venir pour permettre au pays d’assurer sa croissance. «Notre ambition est d’avoir à l’horizon 2015 une seconde raffinerie de pétrole pour combler le déficit marocain et contribuer à la satisfaction énergétique de l’Afrique subsaharienne», a affirmé Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie lors d’un séminaire international sur la « prospective énergétique du Maroc » qui s’est tenu vendredi et samedi à Casablanca. Il a confié que les investissements concernaient également le renouvellement et le déploiement de nouvelles centrales électriques et la construction de conduites pour le gaz naturel liquéfié. Intervenant à l’ouverture du séminaire, Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan, a pour sa part précisé que le Maroc ne manque pas de marges potentielles pour réduire sa dépendance en énergie. Une réduction qui peut s’effectuer à travers notamment la co-génération combinant la production d’électricité et de la chaleur et une conversion plus efficace des combustibles fossiles. Autre solution avancée par M. Lahlimi, il s’agit de la réduction de la consommation dans le domaine des transports par le biais du rajeunissement du parc, l’introduction de véhicules à faible intensité énergétique, l’utilisation du gaz de pétrole liquéfié et le renforcement du transport en commun.
Il faut tout d’abord savoir que la consommation du Maroc se situe actuellement à 15 millions Tonnes équivalents pétrole (TEP). La facture énergétique pèse ainsi lourdement sur les équilibres économiques et financiers du pays. La solution face à ce dilemme serait, selon Jean-Marie Chevalier, professeur à l’Université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP), de diminuer la consommation et diversifier les énergies notamment l’éolien, le solaire, l’hydraulique, et le nucléaire.
Mohamed Smani, directeur de l’Association marocaine pour la recherche et développement, a insisté pour sa part sur le fait que « le Maroc devrait programmer son entrée dans le nucléaire car c’est une technologie propre ». Il a également suggéré d’extraire 600 à 700 tonnes d’uranimum par an à partir de l’acide phosphorique marocain. Le Maroc possède les premières réserves de phosphates au monde et en exploite 28 millions de tonnes par an. En somme, les intervenants ont été unanimes : Aller vers de nouvelles formes d’énergies est aujourd’hui un impératif pour réduire la dépendance du Maroc en matière d’énergie.

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