Présidentielle : Les candidats socialistes sur les starting-blocks

Présidentielle : Les candidats socialistes sur les starting-blocks

Le Parti socialiste français entre, mardi,  dans une phase décisive avant la présidentielle de 2012 avec l’ouverture du dépôt des candidatures pour les primaires d’octobre et l’entrée en lice attendue de la patronne du PS, Martine Aubry. Malgré le choc provoqué par la mise hors-jeu de Dominique Strauss-Kahn, le PS reste favori face à Nicolas Sarkozy. Le président sortant est donné perdant dans les sondages en cas de candidature Aubry ou François Hollande. Si l’ancien patron du PS, 56 ans, s’est déclaré dès la fin mars la candidature de Martine Aubry, 60 ans, elle, se fait attendre. Selon des indiscrétions au sein du PS, elle devrait l’annoncer mardi à Lille (nord), ville dont elle est maire. Les prétendants à cette élection primaire, prévue les 9 et 16 octobre et ouverte à tous ceux qui se disent sympathisants de gauche, peuvent déposer leurs candidatures jusqu’au 13 juillet, munis des parrainages nécessaires. Parmi les autres concurrents déjà déclarés, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, 57 ans. Si elle est devancée par les deux grands favoris, l’ancienne compagne de François Hollande se veut «sereine et déterminée». Les quadragénaires Manuel Valls et Arnaud Montebourg apparaissent quant à eux comme des outsiders. Si chacun joue sa carte, tous sont rassemblés autour d’un projet, voté le 28 mai à l’unanimité. Mais depuis une semaine, la primaire socialiste est la cible d’un violent tir de barrage du parti présidentiel UMP qui a imprimé un million de tracts et 200.000 affiches pour fustiger «un fichage politique». L’élection se fait sur la base de listes électorales et les émargements permettent de savoir qui est sympathisant socialiste et qui ne l’est pas.
Accusations réfutées en bloc par le PS qui assure avoir pris toutes les précautions de confidentialité.
Meurtri par trois échecs à la présidentielle (1995, 2002, 2007), le PS a imaginé cette procédure inspirée des Etats-Unis et de la gauche italienne pour asseoir la légitimité de son candidat pour 2012.
Dominique Strauss-Kahn s’était imposé au firmament des sondages. Tout était préparé en coulisses pour faciliter son atterrissage. Mais brutalement, le 14 mai, à New York, «DSK» était fauché dans sa course, accusé de tentative de viol par une employée d’hôtel guinéenne.

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