Répression violente des enseignants stagiaires: Les syndicats accusent, l’Intérieur s’explique

Répression violente des enseignants stagiaires: Les syndicats accusent, l’Intérieur s’explique

Ces manifestations ont  été sévèrement réprimées. Les enseignants stagiaires ont été roués à coups de matraques par les forces de l’ordre faisant de nombreux blessés. Les images diffusées sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur de la violence.

Ce qui a suscité des réactions indignées de la société civile et des syndicats. Le secrétariat national de l’UMT (Union marocaine du travail), qui s’est réuni jeudi 7 janvier, considère le recours à la violence par les forces de l’ordre à l’égard des enseignants stagiaires comme «une violation du droit de manifester. Ce recours est l’expression claire du refus du gouvernement d’entamer le dialogue et témoigne de son incompétence à faire face à la tension sociale», déplore l’UMT dans un communiqué. 

  Pour sa part, le ministère de l’intérieur a donné samedi sa version des faits dans un communiqué en précisant  que  les manifestations de Casablanca, Marrakech et Inzegane étaient «non autorisées». 

«Du fait que ces marches n’ont pas été autorisées et que les décisions de leur interdiction avaient été communiquées aux parties concernées, certains étudiants ont insisté à les tenir en violation totale de la loi. Face à cette situation, les autorités locales et les forces de l’ordre, en totale conformité avec les règlements et les dispositions légales, ont tenté de dissuader les manifestants à continuer à violer la loi et dissoudre leurs rassemblements, chose à laquelle ont obtempéré les étudiants à Fès et à Tanger», peut-on lire dans le communiqué. 

«Les groupes de manifestants à Casablanca, Marrakech et Inzegane, encouragés par des parties habituées à instrumentaliser les revendications de certaines catégories pour nourrir les troubles, ont choisi de défier et de provoquer les forces publiques en essayant de forcer le cordon de sécurité et les pousser à la confrontation», poursuit le communiqué.

Pour rappel, les futurs enseignants contestent les décrets ministériels (n°2-15-588 et n°2-15-589) adoptés par le gouvernement le 23 juillet 2015. Le premier  prévoit l’organisation de concours au profit des candidats titulaires de diplômes de qualification du préscolaire, du primaire, du secondaire et du secondaire qualifiant délivrés par les centres régionaux. Le  deuxième décret a trait au système des bourses, dont le montant mensuel passe de 2.450 à 1.200 dirhams.

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