Tourisme rural : ruée sur les «niches»

Sentiers de promenade et de randonnée, tourisme équestre, sports nautiques et tourisme fluvial, parcs et réserves naturelles, escalade, pêche en eau douce, festivals, visites culturelles, sites culturels… Le tourisme rural a le vent en poupe et la dynamique n’est pas près de s’enrayer. Mercredi 26 juillet, l’Association régionale des agences de voyages de Casablanca organisait un forum spécialement consacré à cette activité.
«C’est seulement en créant un site fédérateur de toutes les compétences et intelligences qui veulent œuvrer autour du tourisme rural que nous pouvons réellement contribuer à la dynamisation des régions et de leurs richesses» : cette recommandation de M. N. El Hachami, directeur scientifique du Forum, avait tout de suite donné le ton.
Ce forum, patronné par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et marqué par la participation effective de l’Office du tourisme, du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et de l’Agence du développement rural, a permis de dresser un état des lieux et de faire le point sur les projets réalisés, ceux en cours et ceux projetés à court et moyen termes. Avec au cœur des débats, la ruralité dans toute sa dimension touristique.
Le tourisme rural fait valoir de façon explicite nos richesses naturelles, notre patrimoine, nos traditions, notre histoire. Il fait découvrir en grandeur naturelle les nombreux attraits du Maroc qui restent méconnus.
«Car le Maroc, souligne M. Othmane Chérif Alami, président de l’association, est un immense chantier où poussent aux quatre coins des projets touristiques mais où l’on trouve parallèlement, dans l’arrière pays, une offre marchande caractérisée par une grande diversité de petites unités d’hébergement et de restauration. Celles-ci prennent des formes particulières d’accueil : gîtes, chambres et tables d’hôtes, fermes auberges, habitations légères de loisirs, petits hôtels et restaurants familiaux, auberges de pays, etc. ces projets communautaires sont les projets qui aboutissent le plus facilement et qui promettent le plus au développement local»
Le tourisme rural n’est donc possible que par la création d’activités touristiques, génératrices de revenus dans les régions souffrant d’une insuffisance de ressources économiques et d’un sous-emploi pour d’abord y stabiliser les citoyens et ensuite y construire des établissements pouvant améliorer leur vie par les offres d’emplois directs. Ceci est aussi le moyen de mettre en valeur les cultures et l’art locaux et de promouvoir les produits de leurs douars et de leurs villages pour l’amélioration de leur niveau de vie.
Il est cependant souhaitable, pour mieux structurer ces activités économiques locales, d’encadrer les citoyens, de les former, de les sensibiliser, voire de les initier à la création de petits projets, au tourisme de niche : artisanat, fromagerie, poterie, tissage. La création de petites unités touristiques, tels que les gîtes ruraux, maisons d’hôte et auberges en sont de bons exemples.
Les associations et organismes régionaux et internationaux ont également répondu présent : par exemple le Réseau Source Saguiya Lhamra dont le coordinateur général Abdellah El Hirach est venu de Laâyoune pour partager son expérience.
Pratiques diffuses, initiatives nombreuses et surtout intervenants très diversifiés caractérisent donc le tourisme rural. C’est ainsi qu’aux côtés des prestataires privés s’activent de plus en plus de collectivités publiques, qui misent sur le tourisme rural pour développer leur territoire dans le cadre de la dynamique de décentralisation.

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