Une deuxième mission d enquête parlementaire à Al Omrane

Une deuxième mission d enquête parlementaire à Al Omrane

Les parlementaires inspecteront de nouveau le holding Al Omrane. Il s’agit de la deuxième enquête en l’espace de quelques mois seulement. Une première mission avait été menée par une sous-commission ad hoc le 26 juin 2012. Si la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants se dirige à revisiter les locaux du bras immobilier de l’Etat, c’est que le premier rapport de la première mission réalisée au sein du holding n’a pas beaucoup satisfait les députés. «Le rapport qui nous a été présenté ne ressemble pas du tout à un rapport d’une commission d’enquête. Il ne contient qu’un exposé du ministre de tutelle et un autre du directeur général du holding. Nous pensons donc que le rapport n’apporte pas les résultats escomptés», affirme Mohamed Larbi Belcaid, député PJD et membre de la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la première Chambre parlementaire. Cette dernière tiendra bientôt une autre réunion pour fixer la méthodologie de travail de la nouvelle mission d’enquête pour éviter la répétition du premier scénario. Les parlementaires ont déjà exploré les premières pistes pour l’élaboration d’un nouveau rapport plus exhaustif et plus détaillé. Pour rappel, la première mission de juin dernier avait visité les locaux du groupe et la ville nouvelle de Tamesna. La deuxième mission devra ainsi élargir son champ d’action. «Il existe pratiquement une unanimité au sein de la commission de l’Intérieur pour l’organisation de visites dans plusieurs villes du Royaume où le holding Al Omrane est actif. De petits groupes de la sous-commission ad hoc visiteront ainsi des villes comme Kénitra, Marrakech…», ajoute M. Belcaid. La sous-commission devra dans ce sens subir quelques réajustements alors que le changement de sa composition reste probable. Il faut préciser que la réunion consacrée à l’examen du premier rapport de mission sur Al Omrane a été marqué par des critiques assez sévères vis-à-vis du travail effectué. Amina Maalainain, députée PJD et membre de la sous-commission, a souligné que le contexte dans lequel s’est déroulée la mission a «vidé de sens son travail». Pour sa part, le député USFP, Mohamed Amer, a estimé que «le rapport relatif à la mission ne répond pas aux critères reconnus en la matière». A noter enfin que la mission d’enquête provisoire sur le Groupe Al Omrane s’intègre dans le rôle de contrôle assumé par la commission de l’Intérieur conformément à l’article 40 du règlement intérieur de la Chambre des représentants.

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