Elton John : Le chanteur caméléon

Reginald Kenneth Dwight, dit Elton John, est né le 25 mars 1947, à Pinner, en Angleterre. C’est avec sa grand-mère qu’il apprend le piano à l’âge de 4 ans, obtenant sept ans plus tard une bourse pour l’Académie Royale de musique à Londres. Il s’oriente définitivement vers la musique en 1964 et intègre divers groupes, frappant à la porte de formations telles que King Crimsom et Gentle Giant. Devant leur refus, il vit alors  de petits boulots comme coursier ou accompagnateur.
Le destin le met sur le chemin du parolier Bernie Taupin par le biais d’une petite annonce du New Musical Express en 1966. Ce tandem va devenir l’un des plus fameux de l’histoire de la pop mondiale malgré des débuts un peu laborieux. Une harmonie parfaite entre une plume pleine de finesse et un surdoué de la composition. Reginald Kenneth Dwight prend son nom de scène en associant les prénoms du saxophoniste Elton Dean et du chanteur Long John Baldry. C’est le single paru en fin d’année 1968, «I’ve Been Loving You Too Long», qui marque ses vrais débuts discographiques. Son premier album, «Empty Sky», sort en 1969, mais il faut attendre l’année suivante et la parution de la chanson «Your Song» pour que le succès arrive. Une chanson qui sera réadaptée plus tard par Billy Paul et Rod Stewart.
De 1969 à 1976, Elton John sort plusieurs albums, la plupart originaux et novateurs, où il excelle dans les ballades pop. Outre son personnage, Elton impose son univers, magique et décalé, avec des disques comme son album éponyme, sorti en 1970, avec la pépite «Your song», «Tumbleweed Connection » et «Madman across the Water» en 1971 où l’on remarque des titres comme «Tiny Dancer » ou «Indian Sunset». Il s’essaye à des styles plus divers sur «Goodbye Yellow Brick Road» en 1973 et montre son côté poétique sur l’étonnant «Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy». Captain Fantastic, un autre surnom qui va lui rester, un peu moins peut-être que Sharon, prénom que lui avait affectueusement donné son ami Rod Stewart, mais comme Elton l’appelait Phyllis, après tout…
La suite pour Elton John, une carrière somme toute phénoménale qui dure encore aujourd’hui, émaillée de dizaines d’albums de qualités diverses, avec une mention spéciale pour son «Live en Australie de 1987» et pour certaines sorties de la fin des années 90 et du début des années 2000, probablement un peu relégués dans l’ombre par des coups d’éclat comme son hommage à Lady Diana avec la reprise de son «Candle in the Wind», une chanson qu’il avait à l’origine composée à la mémoire de Marylin Monroe. Se consacrant désormais en grande partie à ses activités caritatives, Sir Elton John  avait déclaré qu’il cesserait d’enregistrer des albums studio après «Songs of the West Coast» en 2001. Pour fêter ses 40 ans de carrière, il publie  la même année un quarantième album «Songs From The West Coast», incluant notamment «I Want Love», en hommage à George Harrison. A l’automne, une triple compilation Greatest Hits est éditée. Dans la foulée, il se joint au groupe Blue pour une reprise de «Sorry Seems To Be…»  qui est numéro 1 dans toute l’Europe.
Il sort néanmoins un nouvel album en 2004, «Peachtree Road» qui, bien que relativement bien accueilli par la critique, a été un échec commercial retentissant.
En attendant, Sir Elton compose des comédies musicales, à succès comme «The Lion King», ou beaucoup plus décriées comme son adaptation scénique de l’œuvre d’Anne Rice, «Lestat le Vampire». «Il y a encore beaucoup de travail», affirmait-il en 2006 à propos de cette dernière œuvre.
Célèbre pour ses frasques en tout genre, il a été le premier artiste occidental à se produire en Union Soviétique, a attiré quatre cent mille spectateurs lors d’un concert à Central Park, possède son étoile sur Hollywood Boulevard et a également sa statue de cire au musée de Mme Tussaud , à Londres.

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