Hamraoui : « Il faut encourager les jeunes »

«À titre personnel, par amour pour le Raja et pour assurer la relève, je continue ma prospection de jeunes talents. Au Maroc, il y a de très bons joueurs talentueux. Il faut tout simplement les encadrer et les orienter vers le professionnalisme et il ne faut surtout pas qu’on les perde de vue et toujours les motiver, les encourager et faire d’eux des stars du football», déclare Abderrahim Hamraoui. Pour ce grand footballeur, les clubs nationaux doivent assumer leurs responsabilités envers les jeunes joueurs en leur offrant les moyens logistiques nécessaires pour leur développement et par conséquent celui de ce sport au Maroc.
M. Hamraoui, par amour à sa passion pour le ballon rond, veut éviter aux jeunes footballeurs toutes mésaventures pour qu’ils puissent réaliser leur rêve. Issu d’un entourage de footballeurs, cet ex-joueur a suivi les traces de son père, Ahmed Hamraoui qui était joueur au Raja durant les années cinquante. «À l’époque où jouait mon père au Raja, ce club était en 2e division. Mon père était un très bon joueur et ses amis et lui ont réussi à faire monter le club à la 1ère division. Mais mon père s’est blessé et s’est retiré du football, par la suite», raconte-t-il. Comme c’est désormais le cas de tous les joueurs marocains, Abderrahim Hamraoui a pratiqué le football dans son quartier casablancais Derb Sultan à Laqriâa.
«J’avais un voisin nommé Driss qui était un mordu du football. C’est lui qui a formé une équipe au niveau de notre quartier et organisait pour nous des compétitions durant lesquelles on affrontait les jeunes du club du Raja et d’autres clubs de Casablanca. Et c’est grâce à lui si nombre de joueurs nationaux ont frayé leurs chemins dans l’univers du football», assure-t-il.
Abderrahim Hamraoui avait 13 ans lorsqu’il a intégré le club du Raja en 1973. Il a évolué aux minimes, aux cadets et aux juniors. «Nous avons remporté le championnat des minimes deux fois, le championnat des cadets deux fois et trois fois le championnat des juniors», tient-il à souligner. En 1982, il rejoint l’équipe A du Raja, sous la houlette de Houman, dont se souvient très bien l’équipe nationale de 1970.
En 1983, Abderrahim Hamraoui devient titulaire et a pour entraîneur Aamari Mohamed. «C’est grâce à ce grand entraîneur que j’ai pu côtoyer des stars comme Dolmy, Jaouad, Feu Beguar, Najmi et El Hadaoui», reconnaît-il. Abderrahim Hamraoui a également été aux côtés de Fathi Jamal, Madih, Tijani et de Kharbouch, entre autres.
Après avoir joué dans l’équipe nationale junior, il rejoint, en 1983, l’équipe nationale espoir et de 1985 jusqu’à 1990, il évolue au sein de la sélection nationale A. «Durant mon parcours au sein de l’équipe nationale, j’ai participé aux éliminatoires de la Coupe du monde du Mexique de 1986, mais, je n’ai pas pu jouer durant les phases finales, parce que j’avais des examens à passer pour l’obtention de ma licence en sciences économiques. J’ai été vraiment triste !», confie-t-il. En 1988, le onze national a participé à la Coupe d’Afrique des nations. Lors de la saison de 1987-1988, le Raja décroche pour la première fois de son histoire le championnat du Maroc.
«Nous avions comme entraîneur le Portugais Cabrita. Ce dernier nous a appris la discipline et la rigueur. Il a formé une équipe homogène qui offrait de très bons matchs à son public. À l’arrivée de Cabrita, le club a aussi remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1989», se rappelle-t-il.
En 1990, lors d’un match du championnat national, Abderrahim Hamraoui a été victime d’une grave blessure : «Nous jouions contre le club du Hassania d’Agadir, quand le joueur Boulkhouatem m’a violement frappé à la mâchoire. J’ai eu une triple fracture et cela m’a fallu huit mois de traitement. J’avais même subi une opération qui a, fort heureusement, été un succès». Abderrahim Hamraoui se voit confié, ensuite, la direction du complexe Tecima de 1996 à 1988. Et jusqu’en 2000, il occupe le poste de coordinateur général des jeunes du Raja.
«Comme vous le savez, l’ODEP parraine le club du Raja. Alors, on m’a embauché à l’ODEP, en 1987, et c’est là où je continue à travailler jusqu’à aujourd’hui», affirme-t-il.

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