La diplomatie marocaine pointée du doigt

Les lecteurs d’ALM sont unanimes quant à la responsabilité de la diplomatie marocaine, ou plutôt de son manque d’efficacité, dans la dernière évolution qu’a connue le dossier du Sahara marocain, marqué notamment par le scandale de la reconnaissance par l’Afrique du Sud de la pseudo-république arabe sahraouie démocratique (Rasd). En témoigne le sondage de cette semaine, paru sur le site Internet d’Aujourd’hui Le Maroc (www.aujourdhui.ma). Ils étaient en effet un peu plus nombreux que d’habitude (854) à s’exprimer sur cette question. A l’heure où nous mettions sous presse, quelque 854 votes ont été prononcés. Pour plus de la moitié, plus précisément 52.1%, d’entre eux, c’est la défaillance de la diplomatie marocaine qui serait derrière cette reconnaissance.
Une reconnaissance aussi surprenante, rendue officielle par La ministre sud-africaine des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma Pretoria menaçait, à plusieurs occasions, de procéder à cet acte et la Diplomatie marocaine a fait peu, ou pas, d’efforts pour que le pays de Nelson Mandela change de posture. L’Algérie quant à elle n’a pas manqué de saisir cette occasion au vol pour user de tous les moyens afin d’aligner l’Afrique du Sud sur sa position. C’est en tout cas ce que croient 33,1% des personnes ayant voté et pour qui la reconnaissance de la Rasd par l’Afrique du Sud n’est autre qu’un coup, encore un autre de l’Algérie. L’Algérie qui, malgré la politique de la main tendue que le Maroc n’a cessé de lui témoigner, continue d’oeuvrer dans le sens du maintien d’un statu-quo qui ne profite à aucune partie. C’est ce qui explique la montée en puissance du Maroc, qui a finalement, et pour la toute première fois depuis le début de ce conflit artificiel, accusé et condamné le soutien de l’Algérie au polisario.
L’objectif recherché n’est autre que la volonté algérienne de se constituer en puissance régionale et africaine. Une volonté que les puissants d’Alger estiment pouvoir atteindre en écrasant le voisin marocain.
D’ailleurs, et pour plus de 14,8% des voix exprimées, cette reconnaissance cache également une course au leadership africain, et dont la prise de position anti-marocaine de l’Afrique du Sud n’est qu’un acte annonçant.

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