Le raï icône artistique de l’Oriental

Transcender la ville d’Oujda en lieu incontournable de la mouvance raï tout en propulsant d’autres expressions artistiques au devant de la scène, tels sont les objectifs préconisés pour la seconde édition du Festival international du raï. Une édition pour confirmer le succès populaire de la précédente mais aussi pour dépasser les imperfections de la première édition au niveau de la programmation, du timing, les temps morts qui ont altéré la cohérence des spectacles et de l’absence de tout lieu réservé au travail de la presse. Cinq jours de grandes scènes du 22 au 26 au parking du complexe sportif d’Oujda. Mais aussi trois jours d’activités artistiques du 19 au 21 dans les quartiers périphériques. L’INDH est entrée dans ces quartiers pour satisfaire des attentes socioculturelles et il fallait se mettre au diapason de cet élan et cibler aussi ces quartiers en les transformant en lieux de gaïté. C’est le cas de trois grands quartiers populaires : Ennahda, Ennour et la place du 3 Mars qui abriteront des spectacles rythmés par une pléiade d’artistes : «Nous portons un art populaire là où il est né pour rappeler à tout un chacun que les arts qui résistent au temps sont ceux qui émanent des souches sociales les plus démunies», annonce t-on auprès des organisateurs. L’Association Oujda Arts a fait le choix ambitieux d’inscrire son apport artistique dans une optique de développement globale et durable. «On organise ce festival international afin de mettre en orbite tout le potentiel artistique, touristique et humain de l’Oriental», a déclaré Farid Chourak président de l’Association organisatrice du festival lors du point de presse tenu pour dévoiler les moments forts de cette édition. Pour mieux faire que la précédente édition qui a connu la participation de 25 artistes et une affluence de l’ordre de 350 000 spectateurs,les organisateurs tablent sur la présence de 500 000 spectateurs durant les cinq journées du festival. Une telle présence passe impérativement par la programmation de plus de journées et d’artistes : au lieu de cinq soirée on passera à huit pour une trentaine d’artistes. Elle passe aussi par une singulière technique de promotion grâce à cinq voitures qui sillonneront le pays pour faire connaître le festival et convier les amateurs des spectacles à être de la fête. Dans leurs affiches et spots, ils présenteront en plus du raï  rap, techno, hip-hop RnB des musiques en plein boom et qui sont une fusion de multiples courants: house, jungle, hardcore, drum’n bass, ambient, transe… qui prouvent le dynamisme d’une jeunesse en quête de nouveaux genres musicaux. Il fallait donc ne pas s’enfermer dans le simple courant du raï pour pérenniser un festival qui se veut icône médiatique d’une région en pleine mutation. Créativité, habileté, culture artistique sont les ingrédients nécessaires pour que la musique s’enflamme et que la magie transcende de nouvelles sensations.  Les têtes d’affiche de cette année ne sont pas des moindres : Cheba Zehouiania la diva du raï, Hamid Bouchnak l’enfant prodige de l’Oriental , Rachid Beriahe, Said Mouskir, Booba, Alpha Blondy une grande pointure du reggae ivoirien Reda Taliani , le groupe 113 représentera le rap français, Booba , Mory Kanté le maître du kora, David Vendetta Dj producteur et remixeur confirmé,  Bilal le «goual» du raï Zaho, Daoudia, etc.

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