Majida Benkirane : «Je me ressource à Taza»

On n’oublie pas sa ville natale. Majida Benkirane a fait sienne cette belle devise. Interrogée sur l’endroit où elle préfère passer ses vacances d’été. Elle a la réponse au bout des lèvres: «Taza ! C’est une ville très pure, au sens à la fois climatique et spirituel!», s’exclame-t-elle. «Cela me change de la grisaille de Rabat, avec ce que cela implique en termes d’humidité et de tracas professionnels», explique l’actrice, également responsable au département des festivals au ministère de la Culture. «En été, qui est la saison des festivals par excellence, il est rare de trouver un bout de répit», déplore-t-elle. Mais, «j’ai pu me libérer, cette semaine, pour renouer avec la ville de mes racines», se réjouit-elle.
Son point de chute : «7 rue, Café du Pacha», où elle est née. Marquée par la maison parentale, elle y a consacré son deuxième livre qui porte comme titre l’adresse du foyer natal. Dans ce livre, le deuxième après le recueil de nouvelles «Rêver comme du poisson», elle revisite le foyer où elle a fait ses premiers pas. «Voyager à Taza, c’est voyager à la fois dans l’espace et dans le temps pour retrouver les traces d’un passé tendre», souligne-t-elle, ajoutant, sur un ton où se laissent détacher des accents affectueux, que c’est «l’occasion de retrouver la famille, avec laquelle j’exhume les souvenirs de gens vivants et d’autres décédés, dont notamment mon père et ma mère ».
Au-delà du foyer natal, l’artiste-écrivain trouve à Taza un cadre propice à l’inspiration. Elle connaît sur le bout des doigts les sites historiques de cette ville. Une véritable citadelle bâtie à l’extrémité d’un plateau escarpé, faisant figure de couloir montagneux qui sépare le Rif du Moyen-Atlas, et où les steppes du Maroc oriental et les plaines fertiles du Maroc atlantique viennent se croiser et se tutoyer au gré d’une remarquable communion.
L’artiste en veut pour exemples le prestigieux parc Tazeka, créé en 1950 et qui avait pour objectif principal de protéger toutes les ressources naturelles existantes du Jbel Tazekka, le gouffre Friouata, dont la descente vers le fond est impressionnante, sans oublier l’incontournable «Bab Er-Rih» (Porte du vent), baptisée ainsi pour le vent de l’ouest qui vient apporter un bol de fraîcheur dans les gouffres immémoriaux de cette ville mystérieuse. Entre visites familiales et randonnées à travers les sites historiques, l’artiste s’adonne à quelques occupations favorites, telles que la natation, la lecture, mais aussi et surtout l’écriture. Histoire de fixer dans le marbre de la page blanche une passion nommée Taza.

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