Oum : «L’élément constant dans ma musique reste mon identité vocale»

Oum : «L’élément constant dans ma musique reste mon identité vocale»


ALM : Il paraît que votre dernière expérience avec H-Kayne était un peu spéciale. Parlez-nous de ce duo, le premier dans son genre avec ce groupe.
Oum : Ils font véhiculer des messages positifs dans leurs chansons. C’est un groupe que je respecte. Ça faisait un moment qu’on voulait collaborer ensemble. Nous attendions juste le moment propice pour le faire. On s’est rencontré lors de l’enregistrement de la chanson «Lik» pour l’association Anaïs, à un studio à Casablanca. A cette époque j’étais enceinte de 7 mois. Ils m’ont proposé un tube qu’ils préparaient. Ils m’ont fait écouter la musique, ça m’a plu. Alors on s’est mis d’accord sur le refrain que je devais produire. C’était une façon très contemporaine pour la réalisation de ce projet musical. Puisqu’on travaillait via le web. Entre le temps de l’achèvement de la chanson «La Tias, perds pas espoir» et sa diffusion à la Radio, j’ai accouché. Par la suite, nous l’avons présentée sur scène au Festival de Casablanca, sachant que nous ne l’avons ni répéter ensemble, ni enregistrer dans le même studio. C’était une expérience exceptionnelle et qui a eu un retour positif.
 
Vous avez laissé tomber vos études à l’Ecole nationale d’architecte, pour faire carrière dans le monde de la musique. Pourquoi ce choix ?
J’ai quitté l’ENA en 6ème année. J’avais fait un 3ème cycle sur le thème de la restauration des architectures en matières locales, des Casbah, des Ksour, etc. C’était un sujet passionnant. Je voulais vraiment aller jusqu’au bout, mais mon penchant pour la musique a pris le dessus. Ceci dit que je peux parfaitement refaire cette année. Mais, une fois le diplôme décrocher, je ne resterais pas derrière un bureau et faire des plans. Il y a plein d’idée pour aborder ce métier. J’aimerais plutôt faire un travail de vulgarisation de la chose. J’ai déjà eu une expérience avec la revue Architecture du Maroc, où j’ai publié des articles.
 
Quelles ont les grandes lignes de votre histoire avec « la nouvelle scène », sachant que vous avez des réserves sur cette appellation ?
Au départ je ne faisais pas de la fusion, ni de rap, ni de ce que je fais aujourd’hui. Je ne savais que chanter en anglais et en français. C’était juste des reprises d’ Aretha Franklin, de Whitney Houston, etc. Je voyageais souvent entre Paris et Casablanca, même si je suis originaire de Marrakech. Après les événements du 16 mai perpétrés à Casablanca, la prestation de l’équipe nationale de football à la CAN en 2004, j’ai sentis qu’il y a un nouveau mouvement de solidarité et un nouveau sang qui se répand dans les veines du pays. J’ai décidé alors de m’y installer d’une façon définitive. Surtout qu’en France, j’avais reçu des propositions pour des chansons, mais qui ne correspondaient pas avec ma manière d’apercevoir les choses. Après mon retour, j’ai découvert un nouveau public. J’ai pu chanter en arabe dialectal sur scène. Ça m’a plus. Cette expérience était un signe que j’étais sur la bonne voie et que j’ai fait le bon choix. Ça était une joie immense que de faire part de cette mouvance. Mais le problème qui se pose est lié, justement, à cette appellation «la nouvelle scène». Je ne sais pas si dans dix ans ou plus, elle gardera le même dénomination ou pas.
 
Si on vous demande de définir votre style musical, quelle étiquette pouvez-vous lui attribuer ?
En décortiquant les styles musicaux présents sur la scène musicale au Maroc, nous allons trouver qu’il y a beaucoup de Rap, de Hip Hop, de Fusion… mais peu de variétés, de la pop. Par rapport à mon style musical, j’assume les différentes musiques que j’aime. Je ne veux surtout pas m’imposer un style particulier pour me produire. Vous trouverez dans la même chanson plusieurs genres et plusieurs rythmes. L’élément constant dans ma musique reste mon identité vocale qui ne change pas.
 
L’été ça représente quoi pour vous?
L’été pour moi, c’est le voyage. C’est le mouvement. C’est la découverte. Je n’ai pas de destinations préférées. J’aime bien visiter les endroits où il y a quelque spiritualité. Comme le Mexique ou le Pérou. L’été aussi, chez nous au Maroc, est une saison qui nous permet d’aller rencontrer notre public et de lui présenter nos travaux. Cette saison estivale en particulier coïncide avec la naissance de mon premier bébé. Je suis maman. Je ressens une joie immense en compagnie du nouveau membre de la famille.  
 
Des projets à venir ?
Je prévois l’achèvement des travaux en février 2009 de mon nouvel album. Mais, d’ici là, je compte lancer des singles, pour ne pas faire patienter tout le monde. Le 1er sera lancé avant la fin de ce mois d’août. J’espère que mon cher public trouvera un plaisir en les écoutant.

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