Une mode au service des pervers

Une mode au service des pervers

Amusant pour certains, humiliant pour d’autres, le sharking ne laisse pas indifférent en tout cas. Très timidement pratiqué chez nous, le phénomène a déjà circulé à travers des vidéos sur les téléphones. Pratique originaire du Japon, elle consiste à baisser pantalons, jupes ou hauts de filles dans la rue, à filmer la scène et à tout envoyer sur le Net. Aujourd’hui, les vidéos, ce n’est pas ce qui manque sur la toile. Et les avis face au phénomène divergent. «C’est… hallucinant, ça m’énerve! Comment des gens peuvent se regarder dans une glace après avoir violer l’intimité des gens?», peut-on lire un commentaire d’une des vidéos sur Youtube, signé François. Dans un autre, une demoiselle dévoile : «franchement ça ne m’aurait pas plu, je ne comprends pas comment on peut faire ça, mais bon c’est la mentalité aussi. En tout cas, je suis bluffée de voir que des mecs trouvent ça honteux». En effet, à part celui de François, le reste des commentaires rédigés par des garçons son tous en faveur de la pratique. «J’adore! Je trouve ça trop génial, c’est même excitant. Sinon il faut admettre que ces filles méritent, elles n’ont qu’à porter des trucs moins sexy, parce que la seule envie qu’elles donnent, c’est de les déshabiller. C’est mortel, je suis mort de rire», a commenté à son tour un garçon sous le pseudo de Darkman. Cependant, plus original encore, un commentaire qui trouve des excuses à la pratique et qui dit, «c’est moins méchant que le fait de lancer une bagarre et de la filmer».
Les avis divergent mais la pratique se propage à vu d’oeil. Il suffit de taper «Pantsed» ou «Kegging» sur Youtube ou autre, pour voir apparaître des dizaines de résultats. Les vidéos font le tour du monde et très rapidement atterrissent dans les mémoires des téléphones portables. Une vraie pandémie qui sévit partout. Le sharking est tellement à l’honneur dans les forums et en discussions sur la grande toile que des spécialités ont en découlé. Ça va du topsharking, au lowsharking  passant par le kimonosharking ou encore le fullsharking. Et le shark ou le requin va chercher, selon sa spécialité, à déshabiller sa victime  pour exposer son intimité à l’oeil affûté de la caméra de son acolyte avant de détaler en trombe et lancer la vidéo sur Internet. Tout a commencé au Japon, un pays où tripoter des filles dans le métro est monnaie courante. De toute évidence ça ne pouvait qu’empirer. Aujourd’hui, la pratique a gagné bien des pays et des prémices se font sentir au Maroc. Quand une mère de famille se fait baisser son pantalon en plein Maârif à Casablanca, c’est un scandale! L’humiliation est à son comble pour la femme et son époux, le shark a déjà disparu en courant et tous ceux qui ont assisté à la scène son restés bouche bée avec la seule envie de massacrer le vandale qui a osé toucher à l’honneur d’une famille. Ce n’est pas la peine de vous décrire le sentiment du mari outragé.
Ce n’est pas de chez nous et ce n’est pas dans notre culture. Alors les filles, attention à vos jupons!

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *