Il était une fois Renault 12 : La «soixante-huitarde» !

Il était une fois Renault 12 : La «soixante-huitarde» !

Révolutionnaire dans l’âme, elle nait en plein milieu des grèves françaises de mai 68. La France est en pleine tourmente sociale et la Renault 12 n’est alors qu’un bébé dans l’œuf, un projet qui tient cher à la marque au losange. Il faudra attendre 1969 (une autre année de révolutions, mais sexuelles cette fois !), pour que la belle soit enfin présentée au grand public et commence à connaître ses premiers bains de foule. La Renault 12 est lancée en septembre 1969 en deux versions L et TL. Commence alors la fameuse saga du numéro 12.

 

Best seller incontesté

Petit rappel pour les incultes en vieilleries de tout genre : la Renault 12 est une automobile (non, c’est vrai?) à traction avant, dotée d’un moteur 4 cylindres en ligne en porte-à-faux avant et d’un essieu arrière rigide. Elle a été créée pour succéder à la Renault 8 Gordini. Elle sera produite dans l’Hexagone à l’usine de Flins. Les coupées Renault 15 et 17 seront ses dérivés directs. Elle prétendra au cercle très restreint des voitures les plus vendues dans l’histoire de l’automobile française.

 

Look révolutionnaire (pour l’époque !)

Il est vrai que la R12, vue de profil, n’a rien d’un Apollon, avec le brusque décrochement de son coffre arrière et ses tous petits yeux de presbyte. Mais pour apprécier ses formes, il ne faut pas hésiter à se replacer dans le contexte de l’époque. En 1969, la presse voyait même en la R12, une voiture aux formes «très pures» ! Comme quoi tous les goûts peuvent être dans la nature et dans les époques ! N’empêche, la Renault 12 est pratique, le coffre est grand et permet d’y mettre les valises de façon simple et rapide. 

 

Les ratages des débuts

Les premières Renault 12 comportaient quelques défauts. A vive allure, le niveau sonore était trop élevé, et on avait l’impression que la voiture atteignait sa puissance maximum à seulement 90 à l’heure! Un angle coupant saillait à chaque fois que la vitre était descendue à fond. La voiture devait connaître par la suite bien des évolutions qui en feront un succès à part entière. Elle gagnera tous les records de longévité. La version turque de la R12 (Toros), sera produite jusqu’à la fin des années 2000. La déclinaison pick up arrêtera d’être produite en 2006. Rappelons que la R12 a été montée et fabriquée dans plusieurs pays. Au Maroc, c’est l’atelier Somaca qui se chargeait du montage industriel de la bête.

 

Familiale pépère

La bête a tout de la parfaite familiale tranquille et sans histoire. Familiale, parce qu’elle est déclinée en plusieurs versions, et surtout la version break, très appréciée. Familiale, parce que toutes ses déclinaisons font d’elle, une voiture remarquable pour tout un chacun : berline ou break, version grand tourisme ou luxe.

Elle a de nombreuses qualités la 12 ! Sa tenue de route est remarquable, sa conduite est très appréciée dès le début, et l’on ne craint pas une sortie de route dans les virages. Sa consommation est peu élevée, car il faut compter 6,95l aux 100 sur le modèle de base la L.

 

Intérieur tristounet mais efficace

Trois compteurs Jaeger, quelques boutons… et c’est tout ! L’intérieur s’il était trop simpliste, voire tristounet, était cependant parfaitement fonctionnel. Il faut dire que même les R5 de l’époque présentaient un intérieur plus élaboré. N’empêche, on se consolera par la visibilité exceptionnelle de la 12 : presque aucun angles morts, le retro est même pourvu d’un anti-éblouissant ! Les sièges, étudiés par des médecins ergonomistes, sont particulièrement appréciables. Pas de douleurs dorsales et une assise digne des plus grandes voitures des années 60. 

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