Café Politis : Coup de projecteur sur le film «De Tinghir à Jérusalem, les échos du Mellah»

Café Politis : Coup de projecteur sur le film «De Tinghir à Jérusalem, les échos du Mellah»

Une invitation au voyage et au partage d’une réflexion autour des identités ce jeudi 27 décembre à l’Esplanade de Squala. Après le grand débat culturel «La culture dans tous ses états», organisé par l’Association Marocains Pluriels dans le cadre de son événement mensuel Café Politis, elle présente ce mois-ci un débat autour du documentaire «De Tinghir à Jérusalem, les échos du Mellah» de Kamal Hachkar. «Frappé par le départ d’une grande partie de la communauté juive dans les années 1950-60 de Tinghir, son village natal, le cinéaste Kamal Hachkar a réalisé un documentaire plein de sensibilité et d’émotion qui nous permet de réfléchir à notre histoire et à notre identité», souligne-t-on. Lors de cette rencontre dédiée à l’échange et au partage, un panel d’intervenants de choix sera au rendez-vous, notamment le réalisateur et politologue Gabriel Banon. «Tinghir Jerusalem, les échos du Mellah» emmènera en effet le public à la croisée des cultures en suivant le destin de la communauté juive ayant quitté le petit village de Tinghir entre les années 1950 et 60. «En France, j’ai grandi dans l’idée que tous les Berbères étaient musulmans. Mais à Tinghir, ma ville natale dans l’Atlas marocain, les récits de mes grands-parents m’ont fait découvrir que d’autres Berbères étaient juifs. Pourtant, au début des années 60, malgré plus de 2.000 ans d’histoire commune, tous ces juifs quittent l’Atlas, jusqu’au dernier. Je pars alors à la rencontre de cette mémoire enfouie auprès de la génération qui a connu cette présence juive. Très vite, cette recherche me mène en Israël où je retrouve quelques-unes des familles originaires de Tinghir», explique le jeune réalisateur, faisant la genèse de son film. Il est à signaler que la projection de ce documentaire a suscité le débat sous la coupole du Parlement. Malgré cette polémique, Kamal Hachkar envisage de préparer une deuxième partie de ce film. «J’ai envie d’emmener les juifs marocains vivant en Israël et qui ont travaillé avec moi dans la première partie vers Tinghir avec leur génération. A leur tour, les habitants de Tinghir dédieront à cette communauté juive un festival de la danse Ahidouss. Le but est de recréer des liens entre les Marocains et les juifs», avait-il déclaré.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *