17ème Festival international du film de Marrakech : L’émouvant hommage à Jilali Ferhati

17ème Festival international du film de Marrakech : L’émouvant hommage à Jilali Ferhati

Le 6ème jour du 17ème Festival international du film de Marrakech, qui se tient jusqu’au 8 décembre, était marocain par excellence.

Le Royaume a dominé, mercredi, cette manifestation puisque le seul film marocain, «Urgent» de son réalisateur Mohcine Besri, est entré en compétition officielle. Une œuvre cinématographique que le cinéaste présente avec patriotisme. «Ce film est une lettre d’amour à mon pays», exalte Mohcine Besri, accompagné de son équipe, avant la projection de son film en journée. Dans ce long-métrage, le spectateur découvre une histoire typiquement marocaine filmée dans une technique contemporaine. Pour ce faire, le réalisateur s’est également entouré d’un beau casting et a conçu une intrigue traitant d’un sujet d’actualité. Les faits se déroulent dans un hôpital que chaque personnage fréquente pour une raison de santé. Entre un jeune, interprété par Ayoub Layoussifi, qui tente de se suicider et un couple indigent qui doit faire opérer son fils, les personnages, qui ont chacun une histoire, en forment une.

Ils sont unanimes à rejeter le système de santé au Maroc. D’où l’appellation du film en arabe «Tafaha El Kayl». Dans l’intrigue, les acteurs Younes Bouab et Hakim Nouri se glissent parfaitement dans la peau de médecin. A son tour, l’artiste Said Bey interprète bien le rôle de fauteur de trouble. De son côté, la star Fatima Zahra Bennacer, qui interprète le rôle de la mère, est un monstre devant la caméra et les autres personnages. Son objectif ultime est que son fils soit guéri. C’est pourquoi elle exprime sa révolte. Un acte entrepris par l’ensemble des personnages. Chose qu’ils expriment depuis le début jusqu’à la fin du film qui prend fin par une chanson portant également le titre du film dont le réalisateur n’est autre que le fils du défunt acteur Ahmed Besri.        

En soirée, place à l’hommage au grand réalisateur Jilali Ferhati. Un tel instant ne peut qu’être comblé d’émotions qu’il exprime, dès l’entrée à la salle des ministres au palais des congrès, face à une standing-ovation prolongée par le public présent. Et c’est des mains de Hammadi Guiroum qu’il a reçu son trophée. Pour ce critique de cinéma, Jilali Ferhati est, tout comme aux yeux d’autres artistes marocains, un «poète». Dans une langue poétique, M. Guiroum crée un rapport entre Marrakech, qualifiée de ville de joie, et le nom du réalisateur honoré. «Jilali Ferhati est l’icône du cinéma marocain et sa pérennité. C’est le prince du cinéma marocain», indique le critique à propos du cinéaste. Et c’était au tour de Jilali Ferhati de prendre la parole pour s’exprimer sur cet hommage. «Merci infiniment pour l’amour que vous portez pour moi. Je vous aime énormément. Je ne vous quitterai jamais. Merci pour tout», indique-t-il à l’adresse du public de la salle. Il ne manque pas d’adresser ses vifs remerciements à SM le Roi pour son soutien inconditionnel au cinéma et à SAR le Prince Moulay Rachid pour son engagement en faveur de ce festival «prestigieux». A propos de l’hommage qui lui a été rendu, Jilali Ferhati indique : «Il est rassurant de savoir qu’on existe dans la mémoire des autres». Outre cet hommage que l’artiste dédie à son petit-fils, Yazan, le public a assisté à la projection de son nouveau film «Ultime révolte». «J’espère que ce ne sera pas un ultime effort pour faire les films que j’aime», enchaîne le réalisateur du film dont l’équipe comprend également la productrice, Amina Ferhati, qui n’est autre que sa fille ayant semblé à son tour émue pour l’hommage rendu à son père. Une famille sentimentale.

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