FNFT : «Lhajjates», un film qui raconte la révolte de quatre vieilles copines

FNFT : «Lhajjates», un film qui raconte la révolte de quatre vieilles copines

En compétition officielle de la dix-huitième édition du FNFT, «Lhajjates», de Mohamed Achaour, raconte comment quatre vieilles copines, dont la plus jeune d’entre elles est âgée d’une soixantaine d’années, ont décidé de se rebeller contre leurs années de misère.

Ce film comique de 100 mn débute avec beaucoup de scènes d’humanisme et d’émotion par un aperçu sur le personnage de chacune de ces vieilles dames que les gens appellent Lhajjates. Alors qu’en réalité aucune d’elles n’a jamais mis les pieds à La Mecque. Le réalisateur a jeté, pour son deuxième long-métrage, son dévolu sur Fatema Harandi, plus connue du public par Rawya, pour interpréter l’un des quatre principaux personnages, en l’occurrence celui de Mammass. De confession juive, celle-ci – qui vit avec le regret de n’avoir pu avoir d’enfants- trouve du plaisir à se réunir avec ses trois copines autour d’une théière et Msemen sur la terrasse de l’immeuble d’un quartier populaire de Casablanca, où elle habite avec son vieil époux malade. Ce qui permet aux quatre amies de parler de leurs problèmes au quotidien.

Comme Lhajja Aïcha qui a l’habitude de relater ses difficultés à payer l’épicier, ses factures d’eau et d’électricité ou de son éloignement de ses enfants immigrés en Italie. Mais cela ne l’empêche pas d’être solidaire avec ses trois copines dans leurs ennuis. De telle sorte que Lhajja Aïcha a décidé un jour d’offrir la médaille de la résistance, héritée de sa défunte mère, à son amie Lhajja Fatima, sourde et muette. Cette dernière – qui sait lire, avec une vive intelligence, sur les lèvres de ses interlocuteurs- a passé une longue partie de sa vie à demander en vain une carte de résistant, comme symbole de reconnaissance pour ses années passées aux côtés des anciens combattants pour l’indépendance du Maroc. Connue par son sérieux et sa droiture d’ancienne employée d’une commune à la retraite, Lhajja Khadija a eu un jour l’idée d’encourager Mammass, Aïcha et Fatima de se révolter comme femmes soumises à leur sort.

Elle propose, à la grande stupeur de ses quatre amies, de se transformer en voleuses. Mammass, qui s’est convertie depuis longtemps en voyante pour payer les médicaments de son mari malade, a montré au début quelque hésitation. Mais elle a fini par accepter de faire partie de la bande des quatre voleuses, guidée par Lhajja Fatima. Celle-ci a proposé à ses trois amies de débuter leur nouvelle aventure par le vol de la commune où elle a travaillé pendant presque une quarantaine d’années. Les quatre copines ont réussi non sans quelques petites erreurs cette première opération qui leur a permis de s’emparer d’une modique somme, composée des prix des légalisations et d’autres taxes locales. Elles ont rapidement décidé de se lancer dans une deuxième opération, beaucoup plus grande que la première et avec le soutien de leur jeune ami commun et vendeur de DVD, Hassan, et la belle nièce de Lhajja Khadija, dont les deux personnages sont interprétés respectivement par Momo et Leila Haddioui.

Le choix des quatre copines a été porté sur le riche Lkhmamsi, ancien patron de Mammass, pour être leur nouvelle victime. Elles ont choisi le jour de la fête du mariage de la fille de ce richard pour dérober, avec l’aide des deux jeunes recrues, une somme conséquente de son bureau. Elles ont décidé de donner une partie du butin aux anciens employés de Lkhmamsi, licenciés abusivement et sans indemnités. Et ce n’est pas tout, la bande des quatre copines a rendu l’argent volé à la commune.

Il est à noter que ce deuxième long-métrage de Mohamed Achaour a permis à la chanteuse Souad Hassane et d’autres nouveaux visages de se produire pour la première fois au cinéma. «J’étais, tout au long du tournage, bien entourée du réalisateur Mohamed Achaour et les autres membres de l’équipe du film. J’ai voulu être à la hauteur dans l’interprétation du personnage de Lhajja Khadija que j’ai beaucoup aimé. Je voudrais bien avoir de nouveaux rôles au cinéma», a déclaré Souad Hassane suite à la projection de ce film.

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