Frantz Richard: «Ouarzazate est le terrain idéal pour le tournage d’ALAD’2»

Frantz Richard: «Ouarzazate est le terrain idéal pour le tournage d’ALAD’2»

Entretien avec Frantz Richard, producteur exécutif

ALM : Comment expliquez-vous le choix du Maroc pour le tournage du film «ALAD’2» ?

Frantz Richard : Tout d’abord, c’est une comédie et une suite au film «Les Nouvelles Aventures d’Aladin» tourné en 2014. Dans cette œuvre cinématographique, le spectateur est plongé dans un Bagdad ancien, fantasmé et parsemé d’anachronismes. A Ouarzazate, nous avons la chance de pouvoir proposer des «backlots» (décors extérieurs construits) qui sont une base idéale pour tourner les séquences extérieures du palais du Calife de Bagdad. D’autres décors décrits dans le scénario sont un désert de rocaille, un petit village de pisé, une oasis, une falaise… Bref, Ouarzazate est le terrain idéal pour une telle histoire. D’autant plus que le tournage du premier film en 2014 s’est très bien passé. La production française a apprécié les techniciens, comédiens et figurants marocains que nous lui avons proposés. Les prestations étaient à la hauteur de sa demande et le budget a été respecté. Donc la production française se sent en confiance au Maroc.

Il semble que le film change d’équipe. Vous confirmez ? Pourquoi ne pas garder la même équipe ?

Absolument pas. Ce sont les mêmes producteurs (74 films et Pathé Films). On retrouve beaucoup de techniciens français déjà présents lors du premier film. Quant à l’équipe technique marocaine, elle est rigoureusement identique. En fait, seul le réalisateur a changé, ce qui est souvent le cas pour une «suite».

Nous avons entendu parler de polémique autour du casting. A quel point est-ce vrai ?

J’ai vu sur Internet une polémique qui concerne le casting d’un petit rôle en France. Cela ne concerne pas l’équipe casting au Maroc. Je n’en sais pas plus.

«Les Nouvelles Aventures d’Aladin» a été tourné en partie au Maroc. Comment envisagez-vous de procéder dans «ALAD’2» ?

Nous n’allons tourner que les «extérieurs» et tous les décors intérieurs se feront en studio à Paris. Du coup le nombre de semaines de tournage au Maroc est deux fois moins important. Comme toujours ce sont des considérations financières. La France a instauré un «crédit d’impôt» qui est attractif pour les producteurs. J’espère que le crédit d’impôt marocain dédié aux productions étrangères sera bientôt effectif.

Donc est-ce que la production serait moins chère au Maroc?

Les productions exécutives qui me sont confiées au Maroc depuis 10 ans sont françaises, belges, hollandaises, italiennes, roumaines. Donc la réponse est «oui globalement». Mais cela ne suffit pas pour attirer un projet et persuader une production étrangère. L’important, c’est la diversité des décors, la qualité des équipes techniques, le fonctionnement clair du système des autorisations de tournage et le soutien des différentes administrations. Il faut pouvoir fournir les bonnes compétences locales et les bonnes infrastructures parce que si l’on ne tenait pas le rythme habituel des productions étrangères, cela finirait par revenir plus cher. En fait, il faut rester compétitif et attractif parce que le Maroc n’est pas la seule destination possible.

Pourriez-vous nous donner des noms du casting marocain du 2ème film ?

Le casting avance bien mais les contrats ne sont pas signés. En tout cas, comme en 2014, nous verrons des acteurs et actrices marocains à l’écran.

Est-ce que vous pouvez nous donner idéedu synopsis du film «ALAD’2»?

Il m’est impossible de le faire parce que je n’en ai pas le droit. Il faut garder la surprise !

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