Moncef Malzi : «Nous ne sommes pas encore arrivés à l’industrie pour voir de grosses productions»

Moncef Malzi : «Nous ne sommes pas encore arrivés à l’industrie pour voir de grosses productions»

Entretien avec Moncef Malzi, réalisateur marocain

Moncef Malzi vient de lancer dans les salles son premier long-métrage «Taxi Bied». Nous l’avons rencontré tout récemment avant la projection de son film au Cinéatlas Rabat Colisée pour parler de l’apparition de l’idée de son film. L’artiste s’exprime également sur ses démarches particulières pour créer des productions cinématographiques.   

ALM : C’est votre premier long-métrage. Comment l’avez-vous préparé ?

Moncef Malzi : C’était il y a trois ans. Mon équipe et moi avons eu cette idée de faire un film qui parle de l’univers du grand taxi. C’est ainsi que l’idée a pris forme. Nous avons, par la suite, commencé à organiser un atelier d’écriture pour concevoir le scénario. Cela a pris une année d’écriture avec beaucoup de participants. A un moment, nous écrivions, après quoi nous prenions un peu de recul par rapport au texte avant d’y revenir. S’en est suivie la phase de préparation du film. Là aussi nous avons pris suffisamment notre temps. La troisième année, nous sommes passés au tournage et à la post-production. A leur tour, le montage et les effets spéciaux ont pris environ une année. Ainsi, le produit est sorti. La réaction du public est agréable. Nous étions assez surpris et très contents d’avoir de bons échos. Cela fait chaud au cœur après des années de stress.

Est-ce facile de gagner en renommée quand on a un frère acteur qui est déjà connu ?

Mon frère Mohcine Malzi, et moi vons commencé en même temps dans le domaine artistique. C’est une fierté d’avoir un frère connu surtout quand les gens viennent me dire que c’est un bon acteur, qu’il est passionné et professionnel. C’est aussi une fierté pour la famille.

Vous arrivez à un moment où le cinéma regorge de nouveaux réalisateurs. Comment trouver sa place?

Il faut persévérer, bien faire son travail, créer et avoir une imagination. Il s’agit aussi d’avoir un bon cœur parce que c’est un domaine qui a besoin de beaucoup d’amour. Par l’occasion, «Taxi Bied», nous l’avons fait avec beaucoup d’amour. D’ailleurs, toute l’équipe et les comédiens étaient assez engagés dans le film. Le partage, c’est cela. C’est ce qui donne aussi envie de persévérer, continuer et créer.

Quels sont, selon vous, les succès et les défaillances qui marquent le secteur cinématographique ?

Pour les succès, nous avons des jeunes assez talentueux qui font des productions magnifiques. De plus, les jeunes cherchent actuellement à créer de nouveaux concepts. Quant aux défaillances, le cinéma n’est pas encore une industrie très lourde. Ce n’est pas encore pris au sérieux. Il y a, pour l’heure, des essais et expériences de chaque personne. Nous ne sommes pas encore arrivés à l’industrie pour voir de grosses productions.

Avez-vous déjà une idée de votre prochain film ? 

Le film qui viendra après « Taxi Bied» était écrit avant celui-ci. C’est un scénario qui a besoin de beaucoup de moyens au niveau de la production. C’est pour cela que nous l’avons laissé mûrir et avons décidé de le retravailler davantage.

Un dernier mot pour le public ?

Allez au cinéma. C’est encourageant. Cela donne aussi l’appui pour les jeunes réalisateurs et créateurs afin d’innover et de faire de belles choses!   

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