Sarim Fassi Fihri: «En octobre, viendra le moment de faire un premier bilan»

Sarim Fassi Fihri: «En octobre, viendra le moment de faire un premier bilan»

Entretien avec Sarim Fassi Fihri, directeur général du Centre cinématographique marocain

Le Centre cinématographique marocain (CCM) a tenu récemment son conseil d’administration au titre de la session de juin 2016. Lors de cette rencontre, la mise en place d’une politique régionale pour promouvoir l’industrie cinématographique au Maroc a été évoquée. Sarim Fassi Fihri, explique à ALM les raisons du choix de la région de Drâa-Tafilalet comme point de départ de cette politique.

ALM : Comment se manifeste, à votre avis, la politique régionale pour promouvoir l’industrie cinématographique au Maroc ?

Sarim Fassi Fihri : Elle est du ressort des régions. Le CCM apporte son expertise à toutes les entités publiques, y compris les régions qui le souhaitent.

Pourquoi avoir choisi de commencer par la région de Drâa-Tafilalet ?

La région de Drâa-Tafilalet (Ouarzazate, Zagora, Errachidia, Erfoud, Merzouga, etc.) est la plus fréquentée par les producteurs étrangers. La production étrangère, comme vous le savez, contribue grandement à la création d’emplois dans ces régions.

Quel bilan faites-vous de ces deux dernières années de votre mandat ?

Au mois d’octobre, deux années se seront écoulées depuis mon arrivée au CCM. Il sera alors temps, en effet, de faire un premier bilan.

Comment envisagez-vous de coopérer avec d’autres ministères, notamment celui de la santé pour combler le manque d’infrastructures dans la région de Ouarzazate suite à la polémique créée par le héros de la série «Prison Break» ?

On ne peut pas envisager des infrastructures de santé, seulement à travers le prisme du cinéma. Celles-ci doivent, pour exister, profiter au plus grand nombre. Je pense que cela se fera avec le temps. Il n’y a pas si longtemps, seules les villes de Rabat et Casablanca étaient considérées suffisamment équipées en moyens hospitaliers conséquents. Aujourd’hui la plupart des villes moyennes ont des hôpitaux dignes de ce nom.

Mais comment remédier à des situations pareilles à celle du héros de la série ?

L’État, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de prise en charge des urgences médicales et en application du programme national de soutien au Service d’aide médicale urgente (SAMU), développe une politique de transport sanitaire par hélicoptère SMUR (Service mobile d’urgence et de réanimation), ce qui est, me semble-t-il, une première réponse apportée aux régions enclavées et difficiles d’accès, lorsque le type de problème que vous évoquez surgit.

Quelles seraient vos interventions dans de tels cas ?  

Les producteurs savent qu’ils peuvent compter sur l’appui des gouverneurs et le CCM est également là pour sensibiliser les autorités à ce genre de situation.

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