Les secrets de la tendance masculine pour la cuisine

Les secrets de la tendance masculine pour la cuisine

Beaucoup d’hommes remportent les émissions de téléréalité culinaire

«A l’âge de 6 ans, je voyais ma mère et grand-mère qui préparaient des plats. Ainsi, j’ai été piqué par la mouche de l’art culinaire», raconte le lauréat de Masterchef Maroc.

Il est fort connu que les femmes sont assez compétentes en cuisine. En tout cas elles le sont mieux que les hommes, dans notre pays au moins. Or, le palmarès des émissions de téléréalité culinaire a tendance à être remporté par des hommes. C’est le cas par exemple d’Abdelahad Elmarzouki, lauréat de Masterchef Maroc 2016, et d’Issam Jaâfari, gagnant de la première saison de Top Chef Arabia. Qu’est-ce qui explique alors  vet engouement pour la cuisine ? Et qu’est-ce qui fait qu’il y ait plus d’hommes chefs cuisiniers que de femmes ? 

Difficile pour les femmes de se faire un nom

«A voir le nombre des chefs cuisiniers, celui des hommes l’emporte. Mais cela ne veut pas dire que les femmes ne sont pas compétentes ou ne s’intéressent pas à la cuisine», précise à ALM Abdelahad Elmarzouki qui donne l’exemple du Chef Meryem Cherkaoui en livrant ses regards sur le milieu culinaire. «Pour qu’une femme se fasse un nom, c’est un peu difficile vu le grand nombre d’hommes chefs cuisiniers», enchaîne le lauréat de Masterchef Maroc 2016 en établissant des comparaisons dans ce milieu. «Certaines personnes s’intéressent à la cuisine pour avoir un bon salaire parce que la cuisine paie bien. Quant à moi, j’ai fait ce choix par amour», détaille Abdelahad Elmarzouki en s’exprimant sur cette passion tout en remontant le temps.

La passion est innée et d’origine féminine

«Quand j’avais 4 ans, je laissais mes petites voitures de côté et je jouais avec des couverts de table et des mixeurs dans la cuisine. Je prenais des épices et faisais des mélanges bizarres», se souvient M. Elmarzouki en racontant une anecdote. «A cet âge-là, je voulais préparer du pop-corn. Alors, j’ai mis beaucoup d’huile qui a attisé le feu. Cela m’a fait peur et j’ai pris la fuite en laissant ma grand-mère s’en occuper», raconte-t-il. Une telle conduite lui a valu d’être privé d’entrer en cuisine pendant deux années. «A l’âge de 6 ans, je voyais ma mère et grand-mère qui préparaient des plats. Ainsi, j’ai été piqué par la mouche de l’art culinaire», poursuit le lauréat de Masterchef Maroc. Il a appris les règles de base marocaines, notamment fassies, de sa mère qu’il prend pour une professionnelle. Pour l’heure, l’interlocuteur a une démarche, voire une signature appropriée. «Quand je fréquente des restaurants, j’essaie de faire une fusion entre la cuisine de ma mère et celle internationale», ajoute le Chef, également étudiant en géopolitique et relations internationales, âgé de 26 ans, qui envisage d’allier ses études au guidage de pêche et à la cuisine avec un penchant pour cette dernière. «La passion, c’est le métier. Je compte créer mon propre restaurant avec ma propre touche», estime-t-il.

Question de goût, d’éducation culinaire aussi

Tout comme Abdelahad Elmarzouki, Issam Jaâfari, gagnant de la première saison de Top Chef Arabia, se passionne à son tour pour la cuisine et va au-delà. «Dans le monde entier, nous voyons des Chefs femmes mais actuellement il y a des hommes qui maîtrisent l’art culinaire. C’est une question d’amour, mais aussi de goût et d’éducation», précise

M. Jaâfari, âgé de 31 ans, en indiquant avoir reçu une éducation culinaire par sa mère, voire son père. «A l’âge de 14 ans, j’ai eu une expérience en épluchage entre autres dans un restaurant. C’est là où je suis tombé amoureux de la cuisine», ajoute le gagnant de la première saison de Top Chef Arabia. Il a également eu une inspiration et une passion pour la cuisine moderne à l’Institut supérieur de la technologie appliquée de cuisine et de restauration à Casablanca. En effet, après ses études dans cette école, il a choisi de travailler à Marrakech avec plein de grands Chefs et dans de grands hôtels. A l’heure actuelle, notre cordon-bleu travaille dans un hôtel casablancais de renom après avoir également passé des concours de par le monde. Chose qui lui a valu plusieurs de prix. Quant à la compétition Top Chef Arabia, il affirme : «Je me suis dit que je vais choisir mon propre style de cuisine». Et la chance lui a souri !

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