Une invitation à la découverte de la musique arabo-andalouse

Une invitation à la découverte de la musique  arabo-andalouse

L’Académie du Royaume du Maroc publie «Núba Al-Istihlál, historique, analyse et transcription»

L’Académie du Royaume du Maroc vient de publier un livre intitulé «Núba Al-Istihlál, historique, analyse et transcription». Il s’agit d’un ouvrage écrit par le musicien et musicologue Omar Metioui, président de l’association Confluences Musicales. Ce livre dont la présentation est prévue le 9 mars, au Palais Moulay Hafid de Tanger, est une invitation pour découvrir l’histoire de la musique arabo-andalouse, la structure de la núba marocaine et ses règles de l’interprétation. «Núba Al-Istihlál, Historique, analyse et transcription» se décline en deux parties avec un total de 526 pages. La première partie est composée de 140 pages. Elle s’ouvre avec le prologue du distingué docteur en musicologie, le Tunisien Mahmoud Guettat, et contient huit chapitres en langue française.

L’auteur donne au premier chapitre un aperçu sur l’historique de la musique arabo-andalouse suivi d’un petit chapitre expliquant la translittération et son importance pour une bonne interprétation d’al-ála. Au troisième chapitre, l’écrivain insiste sur le choix des textes en s’appuyant sur la vulgate d’al-ála, le fameux kunnásh al-Háyek et fait connaître les auteurs des textes de cette núba. Le quatrième chapitre s’attarde sur la structure de la núba marocaine. Quant au cinquième, il s’attaque à l’un des piliers de la théorie musicale, à savoir les modes appelés tab’ au maghrib (Occident musulman) et maqám au mashriq (Orient musulman). Le sixième chapitre vient compléter la théorie musicale en expliquant la rythmique désignée comme mizán ou íqá’.

Un autre chapitre capital de l’ouvrage, le septième, traite de l’instrumentarium arabo-andalou. Il s’agit de la famille des instruments utilisés pour interpréter la musique arabo-andalouse depuis ses origines. Le huitième et dernier chapitre, le musicien se livre aux règles de l’interprétation. Après la conclusion viennent le lexique, la bibliographie et la discographie. La deuxième partie de l’ouvrage, plus imposante avec 362 pages, retranscrit toutes les pièces instrumentales et chantées de la núba. Par ailleurs, le livre renferme une petite introduction en langue arabe préfacée par l’éminent homme de lettres et membre de l’Académie du Royaume du Maroc, Abbas Jirari. Cette introduction donne une idée globale sur le contenu de l’ouvrage écrit en français et traite d’autres problématiques en relation avec cette musique.

A l’occasion de la présentation de cet ouvrage, l’association Confluences Musicales organisera une conférence de presse le 9 mars au Palais Moulay Hafid de Tanger. Cette rencontre verra la participation d’Abdelaziz Ben Abdeljalil, professeur et chercheur en musique et vice-président de l’Académie arabe de musique, Nabil Ben Abdeljalil, musicologue enseignant à l’Université de Casablanca, et Omar Metioui, auteur du livre, musicien-chercheur et chef d’orchestre. La conférence sera modérée par Azzeddine Chentouf, enseignant à Tanger. Elle sera suivie du vernissage de l’exposition de photos sous l’intitulé, Maîtres d’Al-Ála au Maroc. Cette collection photographique servira pour célébrer la mémoire des célèbres maîtres et musiciens, détenteurs du patrimoine musical, à une époque où n’existait aucun système de graphie ou d’enregistrement sonore. Elle sera ainsi d’une grande importance pour les jeunes musiciens et mélomanes qui n’ont pu côtoyer ces grands maîtres. Pour clôturer cet événement, un concert sera donné par l’orchestre «Rawáfid» qui jouera quelques passages de «Núba Al-Istihlál» sous la direction de maître Omar Metioui.

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