«Un Marocain à Paris» de Saïd Naciri dans les salles obscures

«Un Marocain à Paris» de Saïd Naciri dans les salles obscures

Le dernier long métrage «Un Marocain à Paris» de son réalisateur Saïd Naciri est désormais dans les salles obscures. C’est aujourd’hui la sortie nationale de ce film dont le menu est ponctué d’humour : meurtre, mafia, différence de culture mais aussi de religion. «Il s’agit d’une rencontre entre trois cultures différentes : musulmane, juive et chrétienne, avec un jeu d’acteurs marocains et français», souligne Saïd Naciri. Par ailleurs, ce long métrage relate l’histoire de Najib, un jeune naïf, qui rêve d’une nouvelle vie en Europe. Il quitte le Maroc clandestinement pour rejoindre son frère, architecte de formation et marié depuis 20 ans à une Française. Sur son chemin vers l’Europe, il croise un truand en cavale, nommé Attila, Turc catholique, et se trouve malgré lui impliqué dans une histoire sordide de drogue. Il y mêle aussi son frère qui l’accueille, et toute la petite famille de son copain d’enfance David, un Marocain juif. Celui-ci va vivre avec Najib de nombreuses aventures périlleuses. «La trame de fond raconte les rapports d’amitié et de fraternité que peuvent tisser des êtres issus de cultures et de religions différentes», explique le réalisateur. D’ailleurs, les personnages du film sont de différentes origines qui vivent en France. On cite des Franco-marocains comme le rappeur La Fouine, ou des acteurs tels Booder, Abousoufiane Moussaid, Mohammed Quaissi, ainsi que des acteurs français comme Jean-Pierre Castaldi et Jean-Marie Bigard. «C’était difficile de trouver ce mélange de personnages. Pour le rôle d’un juif, j’ai proposé au père de Gad Elmaleh de le jouer, mais il m’a demandé un cachet très élevé. C’est cela qui m’a encouragé à aller de l’avant et à avoir une volonté implacable pour faire ce film», explique-t-il.
Produit par Karim Abouobayd et Moujib El Hajoui, le nouveau film de Saïd Naciri a bénéficié d’un montant de trois millions de dirhams auprès du Centre cinématographique marocain (CCM). «Le budget total de ce film a dépassé 2 millions d’euros», atteste le réalisateur. «À travers ce film, j’ai essayé d’aborder plusieurs problèmes socioculturels. Je veux dire que les jeunes doivent faire leur avenir dans leur pays et pas ailleurs. Ainsi les responsables doivent trouver des solutions adéquates pour ces jeunes», conclut-il.

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