1er salon dédié aux banques participatives: Quelle crédibilité pour ce genre de financement ?

1er salon dédié aux banques participatives: Quelle crédibilité pour ce genre de financement ?

Contrairement aux banques islamiques, celles participatives reçoivent les dépôts des clients sans les rémunérer par intérêts. Aussi, les produits offerts par ces banques revêtent, selon les articles 58 et 59 de la même loi, le même caractère que ladite appellation.

«Il faut construire une image institutionnelle crédible et bien sensibiliser les Marocains autour des banques participatives». Les propos d’Abderrahmane Lahlou, expert consultant en finance islamique, véhiculés mardi soir à Casablanca, trouvent leur fondement dans certaines exigences formulées par ces banques, susceptibles de dissuader les clients de les fréquenter. Or, ces exigences sont logiques de par la nature des transactions accomplies par ces banques en se basant notamment sur la charia. La bonne information sur ces transactions est, selon l’expert, l’objet du 1er salon international dédié, du 20 au 22 octobre dans la métropole, aux banques participatives. En attendant, M. Lahlou a expliqué, lors de la conférence de mardi les dessous de cette finance.

Banque participative au lieu d’islamique
Comme l’explique l’expert, ces banques sont régies au Maroc par la loi 103-12 qui stipule, dans son article 54, l’appellation de «banques participatives». Contrairement aux banques islamiques, celles participatives reçoivent les dépôts des clients sans les rémunérer par intérêts. Aussi, les produits offerts par ces banques revêtent, selon les articles 58 et 59 de la même loi, le même caractère que ladite appellation.

Offres des banques participatives

Ces produits sont, selon M. Lahlou, basés sur 2 piliers. Il existe, en premier lieu, des produits de participation de la banque avec le client en perte et profit. Comme il y a un financement sans participer avec les clients. «Dans l’ensemble, les banques participatives ne prêtent pas d’argent, elles financent un produit», enchaîne l’expert. Outre ces produits, lesdites banques concluent des contrats de participation au capital et de transactions à l’instar de la vente à tempérament, ainsi que des contrats de titrisation. De surcroît, ces banques contribueront, selon l’intervenant, à opérer le leasing avec les particuliers alors qu’il ne se limitait qu’aux seules entreprises. Et ce n’est pas tout ! Ces banques peuvent accorder, dans le cadre de la RSE, des prêts gratuits pour indigents.

Eclairage sur la mourabaha

Le financement par dette comprenant la Mourabaha et Salam est susceptible de créer de la confusion dans les esprits. «Or ces produits sont les plus proches des besoins des clients», estime M. Lahlou en précisant que les effets sont les mêmes, dans la mourabaha, alors que la forme contractuelle n’est pas la même.

Données chiffrées
Selon une enquête réalisée en 2011 par IPAAS, et rappelée par l’expert, 79% des personnes interrogées sont intéressées par les banques participatives. Une 2ème étude effectuée en 2014 abonde dans le même sens. Une autre réalisée par la société Abawab dirigée par M. Lahlou sera présentée en juin prochain. L’expert en ressort pour l’heure le seul chiffre de 58,4% de PME et TPE qui ne pratiquent pas la banque pour des raisons religieuses. «C’est donc un grand potentiel pour ces banques qui vont également booster l’immobilier», estime-t-il. Pour l’heure, 11 demandes ont été déposées par ces banques au Maroc. Sur les 11 demandes, 5 ou 6 agréments seront accordés en juillet selon l’expert qui ne manque pas de rappeler la répartition des crédits. Ainsi, la consommation se taille la part de 32%. «La mourabaha et le leasing seront fréquemment utilisés dans ce sens. A leur tour, les contrats de dette sont aptes à couvrir les besoins des entreprises et créer la croissance», conclut l’expert.

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