«2007 est une bonne année malgré les facteurs exogènes»

«2007 est une bonne année malgré les facteurs exogènes»

L’heure étant aux bilans, celui du ministère de l’Economie et des Finances se trace sous le signe de l’optimisme.
Dans une déclaration à ALM, Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances, commente l’année 2007 comme étant «une bonne année». Loin d’être décontenancé par les incidences de la conjoncture internationale sur l’économie nationale, M. Mezouar ne nie pas pour autant les «facteurs exogènes qui ont affecté notre économie à savoir la sécheresse et la hausse du prix du pétrole», pour tabler néanmoins sur une croissance du PIB de l’ordre de 2,5%.
En ce sens que si l’économie nationale arrive à tirer son épingle du jeu, ce sera notamment grâce «au dynamisme du secteur non agricole qui a enregistré pour la deuxième année consécutive un taux de croissance de 6%, rompant ainsi avec la moyenne de 4% enregistrée jusqu’en 2005», explique M. Mezouar. Et d’ajouter que «cette croissance a été réalisée dans un cadre macro-économique stable avec un recul de l’inflation autour de 2% contre 3,3% en 2006».
Dans un autre contexte, le volet relatif aux échanges avec le reste du monde est tout aussi favorable. À cela deux raisons. Il s’agit, d’abord, du bon comportement des recettes du tourisme, mais aussi des transferts des MRE. De fait, «le compte devrait être en équilibre malgré une aggravation du déficit de notre balance commerciale due à la sécheresse, au renchérissement de notre facture énergétique et à la hausse des importations des biens d’équipement et des produits semi-finis, en relation avec le dynamisme de notre économie», explique le ministre de l’Economie et des Finances.
Qui de plus est, M. Mezouar a insisté sur le fait que la lecture des chiffres du secteur exportateur, se doit de prendre en considération le commerce des services. À ce titre, M. Mezouar en explique la raison du fait que «les exportations des services ont connu une forte progression durant ces dernières années, et constituent en conséquence une composante de plus en plus importante dans la balance commerciale globale».
La preuve concrète en est que le taux de couverture des importations des biens et services par leurs exportations se situe actuellement à environ 80% alors que ce taux de couverture n’est que de 48% si on ne considère que les biens. De plus, les exportations de services au cours de la période 2002-2007 ont connu une progression de 13% par an grâce surtout à la forte progression des autres services fournis aux entreprises, et plus notamment pour ce qui est des centres d’appels, qui se sont accrus de 24% par an au cours de la même période. En conséquence, le solde des services est passé de 4,8% du PIB en 2002 à 8,2% du PIB en 2006. En outre, les prévisions du ministère de l’Economie et des Finances sur ce volet sont tels qu’«en 2007, il devrait se situer à 8,5% compte tenu notamment de l’expansion des recettes des centres d’appel avec 32 centres  à fin novembre», tel que l’a indiqué M. Mezouar. Autre perspective : cette tendance haussière qu’affichent les exportations de services devrait se maintenir. Selon la même source «le rythme soutenu de progression des exportations des services  devrait se confirmer au cours de la période 2008-2012 avec l’entrée en activité de stations balnéaires programmées dans le cadre du plan AZUR et le développement des services de l’offshoring».

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