Air France fera, vendredi, de nouvelles propositions

Air France fera, vendredi, de nouvelles propositions

Le Pdg d’Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta a annoncé mardi qu’il allait soumettre vendredi de nouvelles propositions aux syndicats de la compagnie italienne Alitalia en vue d’obtenir leur feu vert à son offre de rachat. M. Spinetta a dit mardi lors de sa deuxième rencontre avec les syndicats d’Alitalia qu’Air France-KLM «fera une proposition d’accord-cadre pour le 28 mars», a indiqué une porte-parole de la compagnie franco-néerlandaise.
Cette «ouverture» de M. Spinetta était attendue par les syndicats qui étaient repartis mécontents le 18 mars de leur première rencontre sur le volet social du plan de rachat de la compagnie aérienne italienne. M. Spinetta a confirmé son engagement total sur un plan permettant à Alitalia de renouer avec une croissance rentable et de ne laisser personne au bord de la route, a ajouté le porte-parole. Le plan de rachat d’Air France-KLM prévoit 2.100 suppressions d’emplois, le démembrement de la branche services au sol AZ Servizi et la suppression de l’activité cargo en 2010.
«Une solution appropriée sera proposée à chacun des 2.100 salariés – dont 1.600 d’Alitalia et 500 d’Alitalia Servizi – concernés par le plan», selon un communiqué d’Air France-KLM publié dans la soirée de mardi. M. Spinetta a évoqué devant les syndicats les adoucissements envisagés de l’offre, en particulier le transfert possible de 180 jeunes pilotes sur 3 ans d’Alitalia vers Air France-KLM ou la reprise des activités d’AZ Servizi (branche services au sol) de l’aéroport de Rome Fiumicino, selon une source syndicale. M. Spinetta s’est aussi déclaré «ouvert à la possibilité de négocier au-delà du 31 mars à condition qu’Alitalia dispose des liquidités suffisantes», a indiqué la source syndicale.
Le 31 mars est la date limite officiellement fixée aux syndicats pour donner leur réponse au projet de rachat, leur feu vert étant indispensable pour qu’Air France-KLM concrétise son offre. Alitalia, détenue à 49,9% par l’Etat, est au bord de la faillite et selon l’agence économique RadioCor, le Trésor italien souhaiterait maintenir la date butoir du 31 mars.
«Il s’agit d’une timide ouverture encore insuffisante pour que les syndicats revoient leur jugement», a réagi le secrétaire national de la Filt-Cisl, Claudio Genovesi, à l’occasion d’une pause lors de la réunion avec M. Spinetta. Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a fait appel lundi au sens des responsabilités des syndicats d’Alitalia, leur demandant «de penser à l’avenir de la compagnie» qui n’avait plus que 282 millions d’euros en caisse fin janvier.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *