Automobile : Matra mise sur le Maroc

Comme déjà annoncé dans une précédente édition d’ALM, la société française Matra Automobile Engineering, filiale du groupe Pininfarina, vient de signer une convention avec le gouvernement marocain, portant sur la création d’un centre de recherche et de développement automobile. Cette entité, dont la réalisation débutera prochainement pour être opérationnelle dans deux ans, permettra la création, à terme, de 60 postes d’emplois pour des ingénieurs et des techniciens du secteur automobile. C’est, entre autres ce qu’à indiqué le directeur de Matra qui n’est autre que Andréa Pininfarina (fils du grand designer Sergio), lors de la cérémonie de signature de l’accord. Celle-ci a eu lieu jeudi dernier à Rabat en présence du Premier ministre, Driss Jettou, de Rachid Talbi El Alami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications, de Omar Fassi Fihri, ministre délégué chargé de la Recherche scientifique, de Abderrazzak El Mossadeq, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales et de la Mise à niveau de l’économie, ainsi que de Saïd Oulbacha, secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle. Les coûts de ce projet s’estiment à près de 34 millions de DH, dont 18 millions seront directement alloués à la formation, afin d’assurer l’autonomie du centre casablancais, qui s’étendra sur une très grande superficie (environ 60 hectares) et sera similaire à celui que Matra possède en région parisienne.
Au terme de l’accord signé, une formation sera dispensée aux étudiants des établissements de l’enseignement supérieur et de la formation des cadres dans le secteur de l’ingénierie automobile. Mieux encore, pour être opérationnels à partir de janvier 2005, plusieurs techniciens et ingénieurs marocains, notamment ceux de l’Ecole Mohammedia des Ingénieurs, suivront une formation plus pointue de six mois en France, sous la houlette de Matra Automobile Engineering. Selon le même responsable précité, le choix «stratégique» du Maroc, tient, outre des facteurs géopolitiques, à des raisons économiques et notamment, le développement important du secteur de l’automobile. A ce titre, ce centre de R&D se veut un complément à la SOMACA (Société marocaine de construction automobile), puisqu’il permettra à la chaîne locale de production automobile de se développer davantage en profitant pleinement du transferts de technologies. En optant pour Casablanca, Matra veut se constituer une plate-forme importante en Afrique du Nord pour les activités du Groupe Pininfarina, qui est notamment présent, en Italie, en France, en Allemagne et en Suède.
Il faut dire surtout qu’avec cette importante entité de recherche, le Maroc disposera d’un soutien majeur en matière de développement de l’industrie automobile. Du coup, après le rachat par Renault des parts de l’Etat dans la Somaca et sa volonté de contribuer au développement de l’industrie automobile marocaine, voici donc une autre donne à même de permettre à l’ingénierie automobile marocaine de réaliser à 100% localement une voiture de grande série.

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