Barid Al Maghrib en mutation

Barid Al Maghrib en mutation

La métamorphose de l’institution des postes est bien en marche. D’année en année, les innovations viennent renforcer l’offre de services de « la vieille dame » des offices :Barid Al Maghrib.
Lors d’une conférence de presse, organisée le mardi 29 juin à Casablanca, Mohamed Wakrim, directeur général de Barid Al Maghrib (BAM) a livré les résultats de l’opérateur. Il en ressort que BAM a réalisé en 2003 un chiffre d’affaires de 1,137 milliard de dirhams, contre 1,120 milliard de dirhams en 2002, soit une augmentation de 2%. « Ce chiffre d’affaires a connu, sur la période 2000-2003, une augmentation de 13,50%, soit une croissance annuelle moyenne de 3% (1,002 md, en 2002, contre 1,137 md en 2003) », précise M. Wakrim.
Derrière ces performances, la mise en oeuvre de nouveaux projets, accompagnée par un plan de reconversion réussie du personnel et son redéploiement pour renforcer le réseau de production. Ainsi, ce ne sont pas moins de 7.650 agents qui officient, soit 1.000 agents de moins, tout en enrichissant les ressources humaines de nouvelles compétences venues du privé. Cette approche novatrice pour un établissement public a grevé le résultat net de BAM de 200 millions de DH. En 2003, le bénéfice net s’établit à 75 millions de DH; il aurait pu s’établir à 185 millions de DH.
« Nous prévoyons un retour à la norme en 2004 avec un restau net prévisionnel de plus de 230 millions de DH. Tous les efforts consentis entrent dans le cadre de la préparation, même si elle n’est pas encore programmée, de la libéralisation », tient à préciser le directeur général de BAM.
Le résultat d’exploitation a enregistré en 2003 une nette augmentation de l’ordre de 25 % (213 millions de DH) par rapport à 2002, (170 millions de DH), a ajouté M. Wakrim, précisant que sur la période 2000-2003, cette hausse a atteint 14 %. Pour les activités marquantes de l’exercice 2003, le lancement de nouveaux chantiers est programmé avec la mise en service de plusieurs projets axés principalement sur l’intégration des nouvelles technologies, la modernisation des outils de gestion de la poste et de son réseau, la capitalisation sur ses métiers de base, ainsi que sur la diversification des prestations offertes à la fois au grand public et aux entreprises.
Il s’agit du projet de la monétique où 60 guichets automatiques bancaires ont été mis en service en 2003 et il est prévu, selon le DG de Barid Al Maghrib, de passer à 140 en 2004 et à 300 GAB en 2006. Il s’agit aussi du courrier hybride, effectif depuis décembre 2003, qui offrira deux lignes de production dans le site de Casablanca, deux lignes de production au niveau de Rabat et une ligne de production au niveau M. Wakrim a également cité d’autres projets lancés en 2003, notamment le projet de l’activité de change manuel de devises, opérationnelle dans les principaux bureaux de la poste du Royaume, le suivi via Internet des envois Amana, le Call Center et le lancement de la gamme prêt à poster : carnets de timbres, pré affranchi (lettres et messageries Amana). Pour l’année 2004, M. Wakrim a indiqué que son organisme a établi un budget d’investissement d’un montant de 357 millions de dirhams pour achever les projets en cours.
Le lancement de nouveaux projets portera sur la mise sur le marché de nouveaux produits (suivi des envois par SMS, le projet E-Barkia envoi d’un message en français ou en arabe avec recommandation d’office et distribution le même jour, suivi par Internet, automatiser le traitement et le suivi des envois recommandés, projet de traitement informatisé des réclamations, extension du réseau des agences postales rurales et le lancement de la poste mobile dans le milieu rural).

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