Blé tendre : La réserve des semences serait menacée selon les professionnels

Blé tendre : La réserve des semences serait menacée selon
les professionnels

Le Maroc vient de lancer à travers l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), un appel d’offres international portant sur l’importation de 350.000 tonnes de blé tendre. Les offres de prix sont recevables jusqu’à ce mercredi 8 août alors que la date d’importation du blé est fixée pour la période allant d’octobre 2007 à mars 2008. 
L’Office annonce également qu’il sera procédé, le 5 septembre 2007, à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres sur offres de prix pour l’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées.
Par ailleurs et dans un communiqué rendu public jeudi 2 août, le ministère de l’Agriculture avait annoncé que «toutes les dispositions nécessaires» ont été prises pour garantir l’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre destiné à la fabrication de la farine subventionnée.
Les besoins des minoteries pour la période juillet-septembre 2007 sont estimés, rappelle le ministère, à 3 millions de quintaux.
Le département de l’Agriculture a également affirmé avoir procédé à une révision à la baisse, à deux reprises, des droits d’importation de blé tendre en les ramenant à 30% et ce, depuis le 29 juin dernier.
Selon une source proche du dossier, «la décision est intervenue trop tard». «Le gouvernement n’ayant pas anticipé sur les conséquences d’une mauvaise année agricole en procédant à une levée de céréale sur le marché international, alors que les prix étaient encore abordables. Aujourd’hui avec le retard que les autorités ont pris pour réduire les droits de douane couplé au renchérissement du blé sur les marchés mondiaux, les minotiers se sont rabattus sur les semences», affirme notre source. Ce qui présage, explique-t-elle, d’un début de saison agricole très difficile. Et ce d’autant que les premières livraisons du blé, objet de l’actuel appel d’offres de l’ONICL, ne sont attendues que vers la fin de cette année. Par ailleurs, il est à rappeler que les cours du blé sont restés fermes au début de cette semaine sur le marché français, principal fournisseur du Maroc. Et ce alors que les derniers chantiers de moissons ne laissent plus aucun doute sur la baisse de qualité et de rendements, ont indiqué les opérateurs, rapporte l’AFP.  Ces derniers échos de récoltes ont fait rebondir le prix du blé lundi sur le marché à terme européen (Euronext), qui, très rapidement, affichaient des cours en hausse de 0,75 à 3 euros, selon les échéances dans un volume de transactions. L’échéance de novembre s’affichait en hausse de 2 euros à 212 euros la tonne. Sur le marché physique (gré à gré), la tonne de blé standard progressait de 3 euros à 211 euros la tonne et le blé de belle qualité restait ferme à 220 euros la tonne. À ce prix sur le marché international, «même avec une baisse de 30% des droits de douane, le prix du blé reste encore en dessus de la barre des 3.000 DH la tonne», fait noter notre source. À rappeler, en outre, que les disponibilités intérieures en blé tendre ne dépassent guère les 6 millions de quintaux selon les chiffres publiés par le ministère de l’Agriculture. Ces quantités, affirme-t-on auprès du ministère, permettent de couvrir les besoins d’écrasement des minoteries industrielles pour plus de deux mois.

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