Bouhadhoud chez les centraliens: Le Maroc, un exemple pour l’Afrique

Bouhadhoud chez les centraliens: Le Maroc, un exemple pour l’Afrique

La structuration de l’écosystème industriel du Maroc a été au cœur du débat des centraliens. Le 4ème Forum centralien supelec, qui prendra fin aujourd’hui, a mis le point sur la transformation économique que connaît le Royaume et les potentialités offertes au continent africain.

La mission a été confiée à Mamoun Bouhadhoud afin de présenter à l’ensemble des participants les ambitions du Maroc à développer un espace d’échange productif et compétitif sur le plan continental.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel a mis en exergue la cohérence globale promue par son département visant à aligner les différentes initiatives sectorielles engagées par le Maroc. Cet objectif est, selon M. Bouhadhoud, couronné par une nouvelle définition du partenariat public- privé.

Le ministre délégué a dans ce sens souligné que la nouvelle posture du partenariat public-privé s’appuie sur des contrats de performances sectoriels. Ainsi, le Maroc passe d’un Etat acteur à un État facilitateur. L’expérience marocaine dans la transformation économique a servi par ailleurs de modèle  aux pays voisins. Le Sénégal s’est doté pour sa part d’un plan d’émergence dont les projets phares sont relatifs aux secteurs de l’industrie et des mines.

Aly Ngouille Ndiaye , ministre de l’industrie du Sénégal, a salué dans ce sens le parcours «remarquable» du Maroc à la fois au Sénégal et en Afrique. Le Royaume a en effet fait de l’Afrique un marché cible et a réussi en peu de temps à rattraper le retard dans certaines zones. La présence marocaine en Afrique se fait actuellement sur plusieurs fronts, notamment dans le secteur des finances, immobiliers, télécommunications, agriculture et pêche maritime. La meilleure appréciation des besoins est l’élément clé de la dynamique positive du Maroc en Afrique.

Toutefois des défis sont à relever. Citons dans ce sens la mauvaise intégration des chaînes de valeur qui restent jusqu’à ce jour dominées par les grandes entreprises. Les participants au 4ème Forum centralien Supelec se pencheront, par ailleurs, sur les modalités pratiques permettant de construire des circuits logistiques performants afin de faciliter à la fois le commerce intérieur et extérieur. A l’ordre du forum un atelier sur le développement des PME. Le but étant de proposer des mécanismes de renforcement du rôle du secteur privé dans le continent, tout en se basant sur l’expérience marocaine.

Les participants analyseront, par ailleurs, les expériences à travers lesquelles le Maroc a su constituer à travers la commande publique la demande intérieure et les investissements directs étrangers, des secteurs performants basés sur un savoir-faire acquis et développé.

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