Campagne agricole prometteuse

Campagne agricole prometteuse

La pluviométrie n’est pas étrangère au début plutôt prometteuse de la campagne agricole 2003-2004. Au 3 novembre dernier, le cumul, excédentaire pour l’ensemble des régions, a atteint 84 mm. Un chiffre important par rapport à la situation d’une année normale où cet indicateur ne dépasse pas 36mm. On note cependant quelques disparités d’une région à une autre, les deux extrêmes se situant entre le Moyen Atlas (35%) et le Chaouia-Doukkala (248%). L’année dernière à la même période, le niveau de remplissage des barrages ne dépassait pas 45%. Pour cette année, la barre des 50% est dépassée (6,5 milliards de m3) à la fin octobre, d’après le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Dans certaines régions, ce taux est même en dessus des 65%. C’est le cas notamment des périmètres irrigués de la Moulouya (88%), du Gharb (70%) et du Loukkos (66%). Par contre, pour les périmètres du Haouz, de Ouarzazate, du Souss Massa, du Tadla, le taux de remplissage est encore en dessous des 45%, avec un niveau très bas pour le Tafilalet (21%) et les Doukkala (19%). Conséquence directe de cette bonne pluviométrie, l’état d’avancement de la campagne agricole, jusque-là satisfaisant. Ainsi, en ce qui concerne les céréales, composante essentielle, la superficie totale semée jusqu’au 3 novembre s’élève à 55 000 hectares, soit une hausse de 10% à la même période de l’année dernière. Ces cultures restent principalement concentrées dans les zones de Chaouia-Doukhala (32%), le Moyen-Atlas (18%), le Gharb Zaêr (15%), le Tadla Tensift, le Rif-Pré-Rif et la plaine du Saïss. La tendance positive enregistrée à ce niveau contraste tout de même avec la situation des cultures fourragères, en recul de 9% sur la superficie semée (84 000 hectares). Comme c’est souvent le cas, la forte demande sur les intrants reste une caractéristique de ce début de campagne agricole. Les ventes globales des semences céréalières sélectionnées ont atteint 150 000 quintaux, dépassant leur niveau de l’année dernière. Malgré cette évolution remarquable, ce volume reste inférieur à la moyenne des cinq dernières années (220 000 quintaux). Les ventes sont ventilées entre le blé tendre, le blé dur et l’orge . Les disponibilités au niveau de la société Nationale de Commercialisation des Semences (Sonacos) s’élèvent à 940 000 quintaux. Un arrêté relatif à la subvention des semences céréalières certifiées est en cours de signature au niveau du ministère des Finances. Contrairement aux céréales, les cultures sucrières marquent le pas. Ainsi, la betterave à sucre (35% du programme) est en baisse de 25% par rapport à la campagne précédente, à cause, entre autres, des difficultés d’accès aux champs suite aux dernières précipitations, notamment au niveau du Gharb, du Loukos et des Doukkala. Autre recul, celui des semis (-27%) par rapport à la campagne précédente. A noter, dans le programme de cette campagne, le maintien de la betterave à sucre à son niveau de l’année dernière, soit 65 650 Ha. En ce qui concerne les cultures d’exportation, les choses sont au beau fixe. Avec un volume de 18 000 T, les exportations globales de primeurs ont dépassé de 20% leur niveau de l’année dernière. Même tendance pour les tomates (+22%), les légumes et fruits divers (+16%). Seul bémol, la contraction de 36% des volumes d’exportation des agrumes estimées à 6300 T à la fin octobre. Un retard qui sera, somme toute, comblé assez rapidement.

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