Centrale solaire Noor : Un modèle pour le World economic forum

Centrale solaire Noor : Un modèle pour le World economic forum

Le succès de ce projet pourrait marquer l’aube d’une nouvelle industrie pour un pays qui, jusqu’à pas très longtemps, importait 97% de ses besoins énergétiques.

Une ferme solaire de la taille de la ville de Paris se construit dans le désert. C’est en ces termes qu’une analyse du World economic forum qualifie le projet de la Centrale solaire Noor. Dans cette récente publication récente, son auteur ne tarit pas d’éloges sur ce projet d’envergure qui, selon lui, change la façon dont le continent produit son électricité. La dite analyse braque ainsi ses projecteurs sur ce qu’elle qualifie d’une grande transformation qui a lieu sur les dunes et sous les montagnes du Haut Atlas du Maroc.

1,4 million de mètres carrés d’espace

Dans sa description l’auteur de ce document revient sur la totale superficie du projet en soulignant qu’il couvre 1,4 million de mètres carrés. Une superficie comparable à la taille d’une métropole européenne comme la capitale française. Ainsi, la première phase du projet à elle seule génère lors de sa mise en service suffisamment d’électricité pour alimenter 650.000 foyers.

En termes de production électrique, 580 mégawatts (MW) devraient être produits à l’horizon 2020 ou même avant. Cette capacité pourra couvrir les besoins en électricité de plus d’un million de foyers. Selon le dit document, le succès de ce projet pourrait marquer l’aube d’une nouvelle industrie pour un pays qui, jusqu’à pas très longtemps, importait 97% de ses besoins énergétiques.

L’analyse souligne que dans un proche avenir le Maroc pourra devenir un exportateur d’électricité vers l’Europe ou vers d’autres pays du continent africain et du monde arabe. En termes d’efficacité, la Station Noor 1 à elle seule a déjà réduit les émissions de carbone du Maroc de centaines de milliers de tonnes par an.

D’autres phases du projet s’en suivront jusqu’à la fin du premier semestre de 2018, explique la même source.

Pour ce qui est des objectifs fixés de produire 42% de l’énergie à partir de l’énergie propre d’ici 2020 et 52% à l’horizon 2030, l’auteur de ce document estime que le Maroc est sur la bonne voie. Il a déjà atteint à fin 2017, 34% de la production de son énergie à partir de l’énergie renouvelables.

Technologie de pointe dans le stockage des rayons du soleil

L’analyse publié par le World economic forum met également un éclairage sur les méthodes innovantes utilisées par la Centrale d’Ouarzazate pour générer et stocker l’énergie émise par les rayons du soleil. Elle explique que la façon dont les miroirs fonctionnent est semblable aux combustibles fossiles à la différence que ces équipements transforment la lumière du soleil en une source d’énergie totalement propre. Dans son analyse, le document souligne que la Station Noor 3 est entourée d’environ 7.000 miroirs plats. La station est composé d’une seule grande tour. Dans ce sens, les sels fondus à l’intérieur de celle-ci capteront et emmagasineront la chaleur sans avoir besoin de l’huile synthétique, généralement utilisée par les technologies de concentration solaire. Cette méthode nécessite donc moins d’espaces et elle est considérée comme un moyen plus efficace pour le stockage de ce type d’énergie.

Un avenir «brillant» aussi bien pour le Maroc que pour le continent

La construction d’une capacité solaire à une telle échelle pourrait avoir des effets importants pour l’avenir de la production d’électricité sur l’ensemble du continent, explique la même source en citant un des bailleurs de fonds du projet. En effet, le complexe solaire d’Ouarzazate a attiré des investisseurs tels que la banque d’investissement allemande KfW, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement (BEI). Celle-ci accorde un soutien au projet, qui représente jusqu’à 60%, selon la synthèse publiée par le World economic forum. Cette orientation vers les énergies renouvelables semblent également séduire d’autres pays africains. Le Ghana, le Rwanda et l’Afrique du Sud sont aussi dans la même démarche qui consiste à augmenter leur sécurité énergétique et fournir de l’énergie propre à leur population.

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