Chefchaouen , bientôt un pôle de tourisme rural

Le charme de cette province du Nord du Royaume qui tire son nom du mot berbère « Chefchaouen », qui signifie « cornes » en raison de l’emplacement de son chef-lieu (Chefchaouen) entre les montagnes, c’est qu’elle renferme une multitude de sites touristiques aussi variés que sublimes notamment la source de Ras El Maa, la forêt de Talassemtane, les grottes de Toughoubait et de Bouknadel, les gorges des Oueds Lou et Farda, les montagnes (Jbel Tissouka, Lakraa), les plages (Kaa Srass, Chmaala, El Jebha), les cascades de Cherafat, le site d’Akchour, le parc naturel de Bouhachem et de Talassematane), qui en fait un pôle d’attraction touristique et économique prometteur. Cette province a été retenue parmi les six PAT prioritaires à développer et à promouvoir au titre de l’année 2004, en raison de ses riches potentialités, la forte implication des acteurs locaux et la contribution du ministère du Tourisme au programme gouvernemental visant la mise à niveau socio-économique de la région Nord du Maroc. Forte de ses atouts, la province de Chefchaouen constitue un espace tout indiqué pour être le premier « pays » du lancement de la stratégie du tourisme rural, tourisme qui connaît de plus en plus d’affluence de par le monde et qui constituera une contribution à la réalisation de l’objectif d’accueillir dix millions de touristes à l’horizon 2010. Le tourisme rural qui est devenu un pilier important du développement durable dans un contexte mondial caractérisé par l’orientation de la demande étrangère vers de nouvelles formes de tourisme basé sur l’échange interculturel et le partage de l’histoire et du patrimoine locaux, peut jouer un grand rôle dans le désenclavement et le développement de la région qui n’a pas bénéficié de la dynamique globale du secteur touristique. Cependant, la contribution du tourisme dans l’économie de la province de Chefchaouen reste faible par rapport à ses riches ressources naturelles et socio-culturelles. Parmi les principaux obstacles qui entravent le développement de ce secteur, il y a lieu de citer l’absence de promotion auprès des tours-opérateurs afin d’attirer les touristes et leur rendre le séjour agréable afin de les inciter d’y retourner et d’en parler autour d’eux. Le déficit d’infrastructures, l’enclavement des sites, l’insuffisance de promotion et le manque d’initiatives et d’investissements sont autant de problèmes qui entravent l’exploitation du potentiel touristique de la province. L’absence d’une délégation provinciale de tourisme vient aggraver cette situation. Les habitants de la province fondent de grands espoirs sur cette initiative porteuse d’un véritable développement. L’application du PAT, en coordination avec toutes les composantes de la province peut générer de nouvelles opportunités d’emplois, atténuer l’exode rural et valoriser le patrimoine local.

Hassan El Amri (MAP)

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