Compétitivité durable : Le Maroc 138ème sur 180 pays

Compétitivité durable : Le Maroc 138ème  sur 180 pays

Selon le rapport annuel du Global sustainable competitiveness index

Le Maroc classé 138ème en matière de compétitivité durable. C’est ce qui ressort du rapport annuel, récemment publié par le cabinet SolAbility sustainbale intelligence. Intitulé «The Global sustainable competitiveness». Le rapport se base sur 109 indicateurs quantitatifs de performance et cinq piliers de la compétitivité durable. Les principaux piliers sont basés sur un modèle de compétitivité qui intègre entre autres le développement et la création de richesse de chaque nation. Les indicateurs quantitatifs de performance sont le capital naturel, le capital social, le «management» des ressources, l’innovation durable et la capacité de gouvernance.   

Selon le classement, le Maroc se situe à la 138ème place sur 180 pays passés au peigne fin dudit cabinet américain. En termes de compétitivité durable, le Maroc est bien loin devant des pays comme l’inde (152ème) ou l’Afrique du Sud (158ème). Toutefois, il reste devancé par l’Egypte (136ème) et la Jordanie (134ème). Avec un score de 38.1, le Maroc est suivi du Turkménistan et précède le Vanuatu. Sans surprise, les pays scandinaves occupent la tête du classement. Respectivement, la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark se positionnent en première, deuxième, troisième et quatrième places, suivis de l’Islande et la Slovénie.

Ledit rapport détaille les catégories d’indicateurs en fonction de leurs impacts sur la compétitivité durable. Le capital naturel en matière environnementale est lié aux ressources naturelles de chaque pays. Ces ressources incluent la disponibilité de ces ressources et le degré «d’épuisement» de ces ressources. Pour le capital social, il s’agit, selon le rapport de la santé, de l’équité, la sécurité, la liberté et la satisfaction des citoyens dans le pays où ils vivent. Ensuite, la gestion des ressources fait référence à l’efficience de l’utilisation des ressources disponibles, à savoir les ressources humaines, les ressources technologiques, les ressources naturelles et financières. Concernant l’innovation durable, le rapport indique qu’il s’agit de la capacité d’un Etat à générer la richesse et l’emploi grâce à l’innovation, à l’industrie et aux marchés globalisés. Quant à la capacité de gouvernance, c’est l’habilité des institutions gouvernementales d’apporter un cadre pour «la richesse durable».

Le rapport ne se limite pas à des comparaisons conventionnelles établies en fonction de l’économie et de la finance. La finalité du rapport va encore plus loin. Celle-ci porte sur les raisons qui rendent un succès possible. Les activités économiques ont des effets liés en particulier à l’environnement, tels que les changements climatiques, la pollution, la santé, les impacts socioculturels et les inégalités. Selon le rapport, négliger ces facteurs risque de diminuer les mesures de succès des évaluations conventionnelles de l’économie. Le rapport considère donc que les mesures utilisées dans les évaluations classiques sont insuffisantes pour les prises de décisions et dans l’élaboration des politiques publiques.

Fondé en 2005, le cabinet SolAbility sustainbale intelligence est le résultat d’une joint-venture entre la Suisse et la Corée du Sud. Le cabinet indépendant est un think thank qui publie annuellement ce rapport sur la compétitivité durable en se basant sur les indicateurs en la matière.   

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *