Départ de la caravane de l’export

L’ombre d’une guerre contre l’Irak, avec la flambée des prix de pétrole et la baisse de consommation qui s’en suivent, le démantèlement tarifaire qui pénalisera inévitablement plus d’un secteur et une mise à niveau dont l’application et les mesures de réalisation tardent pour la plupart à voir le jour, tel est le fonds on ne peut plus pessimiste sur lequel la Caravane 2003 de l’exportation démarrera le 17 mars prochain à Casablanca.
Cette manifestation est organisée sous l’égide du ministère du Commerce extérieur en partenariat avec la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie du Maroc et bien d’autres organismes et associations. Pour Mohamed Tazi, président de l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX), l’objectif de cette Caravane est justement d’aider à dynamiser le secteur de l’exportation au Maroc et à découvrir, à travers tout le territoire national, de nouvelles niches.
Des défis que le secteur de l’export est appelé à relever et qui constituent la seule alternative pour minimiser les impacts négatifs d’une éventuelle guerre dans le golfe et apaiser les inquiétudes des opérateurs qui craignent une chute libre de leurs activités. S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à cette occasion lundi 10 mars, le président de l’ASMEX a souligné l’importance de cet événement en tant que «catalyseur de davantage d’investissement dans les secteurs d’exportation, de promotion des trophées à l’exportation, qui en sont à leur 7ème édition et de redynamisation des six comités régionaux de l’exportation.
La Caravane se poursuivra le 19 mars à Settat, le 21 mars à El Jadida, le 2 avril à Marrakech, le 14 avril à Laâyoune, le 16 avril à Agadir, le 21 avril à Méknès, le 22 avril à Fès, le 28 avril à Oujda, le 5 mai à Tanger et le 13 mai à Rabat. Présent lors de cette conférence, Noureddine Omary, P-DG du groupe Banques Populaires, sponsor officiel de cette manifestation, a mentionné le lien étroit qui existe entre le secteur bancaire et l’export dans la mesure où l’un ne va pas sans l’autre. «Ce sera pour nous l’occasion idoine pour mieux adapter nos services et prestation», a-t-il déclaré.
Mounir Bensaïd, directeur général du Centre marocain pour la promotion des exportations (CMPE) a mis le point sur les nouveaux modes de promotion des produits marocains tournés vers l’export, comme le Guichet d’information et le Catalogue électronique, les nouvelles sources de financement d’entreprise et les conditions d’accès à de nouveaux marchés. «La caravane 2003 servira également à identifier les préoccupations de l’entreprise marocaine au niveau régional», a expliqué M. Bensaïd. Pour lui, la participation du CMPE permettra d’informer les opérateurs sur les nouvelles mesures d’accompagnement et d’appui qui existent et de vulgariser le guide de l’exportateur, édité à cette occasion. Accompagner régionalement les entreprises ne peut se faire sans la participation des différents CRI du pays, représentés par le directeur général du CRI de Casablanca, Mouad Jamaï. Sortir de l’impasse à laquelle est acculé le secteur de l’export au Maroc nécessite bien des efforts. La Caravane serait-elle le premier passage pour y arriver?

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