Ecosystèmes industriels: Elalamy table sur 28.000 emplois à l’horizon 2020

Ecosystèmes industriels: Elalamy table sur 28.000 emplois à l’horizon 2020

Les fabricants, pour leur part, devront générer 10,1 milliards de dirhams de chiffre d’affaires additionnel et créer 2,9 milliards de dirhams de valeur ajoutée industrielle supplémentaire.

Le département de Moulay Hafid Elalamy, celui de Mohamed Boussaid et les professionnels des matériaux de construction ont signé, hier 23 mars, les contrats de performance tant attendus avec les industriels des matériaux de construction. Ainsi, les industries des matériaux de construction se structurent en écosystèmes et se dotent de leurs contrats de performance. Cinq filières sont concernées : le préfabriqué, la céramique, le marbre, l’acier et le ciment. En effet, l’engagement qui a relié à la fois le ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique et l’ensemble de la profession portera sur la relance immédiate du secteur de l’industrie des matériaux de construction.

Selon M. Elalamy, ministre de tutelle, «le développement de cet écosystème est appelé à relever les enjeux liés à l’industrialisation des filières, l’amélioration de la compétitivité à l’import/export et la réduction de la facture énergétique des acteurs (valorisation de la biomasse et des déchets ménagers) et à combler les carences du secteur, notamment la faible valorisation de certaines activités, la faiblesse de l’adéquation de la formation aux besoins des filières et le manque d’innovation dans les produits de construction». Et de poursuivre  que «la mise en place de cet écosystème permettra la relance d’une industrie des matériaux de construction performante et compétitive qui s’articulera avec davantage d’efficience avec le reste des activités économiques et plus particulièrement celles du bâtiment et des travaux d’infrastructure».

Dans les coulisses, les objectifs tablent sur la création de 28.000 emplois industriels additionnels pérennes dont 16.000 emplois industriels directs d’ici 2020. Les fabricants, pour leur part, devront générer 10,1 milliards de dirhams de chiffre d’affaires additionnel et créer 2,9 milliards de dirhams de valeur ajoutée industrielle supplémentaire. Objectifs  : réaliser plus de 4,8 milliards de dirhams d’impact positif sur la balance commerciale; dont 3,5 Md liés aux exports, et 1,3 Md liés à la substitution d’imports ; et apporter un investissement de près de 2,75 milliards de dirhams dans le secteur.

Il faut mentionner que l’accompagnement prévu par l’Etat dans le cadre du contrat de performance comprend un arsenal de mesures qui s’adapte parfaitement aux besoins et attentes des opérateurs dont un accès au foncier à prix attractifs, avec la mise à disposition de 210 hectares de foncier locatif et la mise en place d’un plan de formation couvrant 100% des besoins des écosystèmes. Certes, l’accompagnement de l’écosystème prévoit également la mise en place d’une cellule conjointe MICIEN/Fédération des industries de matériaux de construction, pour un suivi proactif des marchés internationaux et d’une démarche gouvernementale conjointe pour la gestion des carrières de marbre.

Le développement de la filière du «préfabriqué» favorisera l’industrialisation des filières et la montée en gamme des constructions marocaines à travers notamment l’amélioration des conditions d’investissement, l’appui à la modernisation et la consolidation des acteurs de petite taille, la stimulation du développement de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée, le développement et le contrôle de l’application des normes. De son côté, le développement de la filière «céramique» permettra aussi de répondre aux défis de compétitivité se posant à ses acteurs à travers notamment un appui à l’accès aux marchés d’export, notamment africains, et la production locale de colorants/émaux qui engendrera un gain potentiel de 20-25 points de compétitivité. Pour sa part, la relance de la filière «marbre», majoritairement dominée par des entreprises à caractère artisanal, participera à faire émerger un tissu industriel dense, moderne et compétitif autour de locomotives fortes. Il s’agit, en particulier, d’actions visant l’optimisation du mode de gestion des carrières pour favoriser la rentabilité des acteurs, de l’attraction de nouveaux investisseurs, du développement des PME/TPE et de l’accompagnement des acteurs à l’export, notamment en Afrique. S’agissant de la filière «acier», l’objectif est de construire une industrie sidérurgique forte, reconnue comme référence dans la région à travers un développement intégré couvrant l’ensemble des facteurs de compétitivité, allant de l’accès aux matières premières à l’optimisation de l’efficience opérationnelle, en passant par la stimulation de la demande locale et la création de nouveaux débouchés à l’export, notamment vers l’Afrique de l’ouest et centrale. Pour ce qui est de la filière «ciment», les efforts vont être focalisés sur le développement d’une filière complète de valorisation énergétique des déchets ménagers qui représente un vivier important mais faiblement valorisé (6,8 M tonnes par an). Il faut signaler que les contrats de performance introduiraient également des mesures d’appui visant particulièrement les normes de contrôle ainsi que des dispositifs entourant la commande publique et les cellules antidumping. Le secteur de la pharmacie n’est pas en reste, puisqu’il devrait connaître aujourd’hui, jeudi 24 mars, le lancement de ses premiers écosystèmes, passant concrètement à la réduction du déficit de la balance commerciale de l’industrie pharmaceutique. Au total, cinq écosystèmes devraient voir le jour dans l’industrie pharmaceutique. Ils concerneront, entre autres, les matières premières et emballage, les médicaments et la biotechnologie. Les objectifs fixés dans le cadre de la stratégie d’accélération industrielle ambitionnent de créer dans le secteur 500.000 emplois à l’horizon 2020.

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