Etelec reprend ses activités

Après quatre ans de mise en veilleuse, la société Etelec, spécialisée dans les travaux d’électricité décide de réinvestir le marché. Sa décision de suspendre son activité date de 1997, quand son directeur général qui est à la fois son fondateur s’allie à des Canadiens et créé Vibelec. « Les objectifs étaient énormes. Ils dépassaient même toute logique de perspectives », annonce Mustapha Belmaaza. Vibelec était donc vouée à l’échec. L’événement a eu son impact sur M. Belmaaza. La décision ne permettait aucune discussion. Le partenariat avec les canadiens fut rompu et en juin 2001, l’activité d’Etelec fut relancée.
Opérant dans la haute et la très haute tension, elle a comme gros client l’ONE (Office National d’Electricité) avec lequel Etelec réalise plus de 80 % de son chiffre d’affaires. Les 20 % restants sont réalisés avec l’ONA, l’OCP, l’ODEP et les régies en général.
Aujourd’hui, l’entreprise est déterminée à récupérer ses performances d’antan. En 1994, elle arrivait à réaliser un chiffre d’affaires de 40 millions de DH. « C’est ce que nous ciblons aujourd’hui », annonce M. Belmaaza.
Est-il possible par ailleurs de dormir des années durant et pouvoir s’imposer quand bon nous semble sur un marché en pleine mutation. La conjoncture change, les paramètres qui déterminent la performance du secteur aussi. Si par exemple au moment où elle fut créée en 1978, huit entreprises seulement marocaines et étrangères exerçaient dans le domaine de la haute et très haute tension.
Aujourd’hui, une trentaine d’entreprises travaillent dans la filière de la très haute tension. Quelque 150 traitent avec l’ONE. La configuration du marché est toute autre.
Avec le redémarrage, la restructuration s’impose. Etelec en est consciente. Déjà, tout le personnel de Vibelec, qui était avant celui d’Etelec a été récupéré. Un plan de restructuration triennal a été arrêté s’étalant sur la période 2002-2004. Plus de 3 millions de DH ont été investis en matériel. Au niveau du capital humain, il est prévu de doubler l’effectif essentiellement au niveau du personnel du chantier. Il passera ainsi de 40 à 80 personnes à la fin 2002 pour arriver à 120 personnes en 2003. Les recrutements toucheront particulièrement les cadres en relation directe avec le chantier. Les besoins de l’entreprises sont pressants à ce niveau.

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