Femmes managers : La solution ?

Les femmes managers sont-elles plus fiables, plus intègres et plus compétentes? La réponse pourrait être oui d’après une enquête réalisée par le New York Times. L’une des conséquences aux Etats-Unis du scandale d’Enron est un « boycott » des postes de responsabilité. Les chasseurs de tête semblent avoir de plus en plus de mal à dénicher des profils pour les postes de directeurs dans l’entreprise. Plus personne ne veut prendre le risque d’être poursuivi en justice, a rapporté le journal new-yorkais. La solution semble être d’encourager les femmes à accéder à ces postes-là.
Depuis le déclenchement du scandale, les plus grandes écoles américaines de management organisent des programmes de formation pour futurs dirigeants d’entreprise. Kellogg School of Management (Northwestern University) en fait partie. L’Ecole a organisé des cours dont la particularité est d’être exclusivement adressé aux femmes. Cette session de formation a connu un succès fou. Plusieurs cadres d’entreprises y ont participé. Des femmes de chez Accenture, Household International, Sears, Microsoft et Merck voulaient apprendre comment devenir directeur.
Le programme n’a rien laissé au hasard. Il apprend à ces potentielles directrices comment détecter des fraudes dans les rapports financiers de l’entreprise. Elles ont aussi soulevé des questions sur le cas du renvoi d’un directeur et les indemnités qu’il est en droit de percevoir.
L’après-Enron a donc ouvert la porte grande ouverte aux femmes. Seuls 11 % des 1.000 directeurs classés par le magazine “Fortune” sont des femmes, selon Catalyst, un groupe qui milite pour la promotion des femmes dans le business. Beaucoup de gens pensent en effet que si les femmes avaient plus de chances d’accéder aux conseils d’administration, elles pourraient apporter quelque chose de nouveau et d’utile.

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