Fêtes de fin d’année : Asilah veut redorer son blason

Fêtes de fin d’année : Asilah veut redorer son blason

La ville était très fréquentée pendant cette période par les Européens en particulier les Espagnols

Faisant partie des destinations balnéaires par excellence, la ville blanche veut sortir de sa saisonnalité en récupérant une partie de ses clients perdus au fil du temps.

A Asilah, la majorité des professionnels ne semble pas concernée par les préparatifs des fêtes de fin d’année. Ils ont arrêté, depuis plusieurs années, et contrairement à leurs confrères des autres destinations touristiques, d’orner l’intérieur ou les devantures de leurs établissements de décorations pour cette occasion.

«La ville a commencé, depuis les années 80, à rompre avec les festivités de cette période de fin d’année. Car les professionnels ont vu à cette époque le nombre de réservations pour leurs établissements chuter énormément», ont-ils convenu, faisant remarquer que vu sa position géographique, Asilah avait été par le passé très fréquentée pendant les fêtes de fin d’année par les Européens en particulier les Espagnols.

Considérée parmi les plus belles villes touristiques, dont les photos ornent les célèbres guides et sites intermédiaires internationaux, Asilah demeure une destination de choix pour les visiteurs nationaux et internationaux, qui ont l’habitude, en dehors de la saison estivale, d’y passer entre une demi-journée ou un week-end maximum. «Nous ne pouvons ainsi en tirer grand-chose en attendant l’été où nous travaillons bien pendant deux mois seulement», selon le responsable d’un établissement d’hébergement touristique à Asilah.

Bien que la ville blanche soit toujours évoquée dans les campagnes de promotion menées par le Conseil régional du tourisme (CRT) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, elle peine à gagner en attractivité touristique au cours de toute l’année. Les professionnels ont toujours attribué cette situation à un manque d’animation et de loisirs, dont Asilah continue de souffrir grandement. Faisant partie des destinations balnéaires par excellence, la ville blanche veut sortir de sa saisonnalité en récupérant une partie de ses clients perdus au fil du temps et parmi lesquels les Espagnols, qui sont de grands amateurs de festivités de fin d’année ou de la Saint-Sylvestre.

Il s’agit ainsi de doter Asilah et son arrière-pays (qui regorgent de potentialités touristiques) d’infrastructures dans ce domaine. Les professionnels appellent pour la même raison à la diversification du produit touristique de la ville, en proposant des activités sportives (liées aux jeux de beach soccer, du surf, …) ainsi que des visites guidées aux sites historiques et touristiques intra ou extra-muros. Il est à rappeler qu’en plus d’infrastructures d’animations et de loisirs, la ville blanche a besoin de renforcer sa capacité d’hébergement touristique, qui ne dépasse pas 120 chambres classées, réparties entre 1 et 3 étoiles. Ce qui amène les clients haut de gamme (dont les invités de marque du Moussem culturel annuel d’Asilah) à passer généralement la nuit dans les établissements d’hébergement touristique luxueux de Tanger, après une journée à Asilah.

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