Finance participative: ERI Bancaire Paris présente ses solutions

Finance participative: ERI Bancaire Paris présente ses solutions

 «Actuellement, nous avons 4 établissements marocains qui utilisent au quotidien Olympic. Ces institutions totalisent environ 1.000 utilisateurs», indique Maurice Marciano.

La finance participative se concrétise au Maroc. Les perspectives de ce nouveau mode de financement sont énormes poussant plus d’un acteur à déployer sa gamme de services au niveau national.

C’est le cas de ERI Bancaire Paris qui, présente au Maroc depuis 9 ans, dévoile aujourd’hui un outil de gestion performant pour les futures banques participatives.

«Nous nous sommes positionnés un peu trop tôt sur le marché de la finance islamique. Aujourd’hui nous mettons notre produit à niveau pour répondre aux besoins de nos clients ainsi qu’aux attentes du marché, et ce non seulement sur le territoire marocain mais aussi sur les pays du Golfe et les pays d’Afrique anglophone et francophone», explique à ALM Maurice Marciano, directeur d’ERI Bancaire Paris, en marge d’une rencontre tenue, mercredi 11 mai, autour de la finance islamique.

ERI a saisi cette rencontre pour présenter ses différentes solutions adaptées au secteur de la finance participative notamment l’Olympic Banking System. «Actuellement, nous avons 4 établissements marocains qui utilisent au quotidien Olympic dont la Trésorerie générale du Royaume, la Banque centrale du Maroc, la Caisse de dépôt et de gestion et la CDG Capital. Ces institutions totalisent environ 1.000 utilisateurs», nous indique M. Marciano.

De par ses spécificités, la finance participative repose sur des modes de gestion beaucoup plus complexes que ceux engagés dans le système classique. Plusieurs enjeux y sont afférents. Citons dans ce sens : les différents modes d’organisation de la finance islamique, la gestion de contrat et de produits qui nécessite des mécanismes de calcul et de traitement particulier, etc.

La contrainte étant de respecter les dispositions de la charia dans toutes les étapes d’achat ou de vente. «Vu la complexité de ce mode, nous lançons un produit qui va intégrer ces différentes contraintes et qui permettra à nos clients de gérer non seulement la banque traditionnelle, comme le font aujourd’hui nos 300 clients dans 55 pays, mais également la finance participative conformément aux règles édictées par le Conseil des oulema marocain», apprend-on de Dominique D’Arrentières. Le «Business Solutions Manager» d’ERI cite en exemple le système «multi-entité» permettant aux établissements de gérer de façon séparée ou conjointe les deux modes de financement classiques soient-ils ou alternatifs.

Près le Koweït et les filiales européennes des clients d’ERI, le «multi-entité» fait son entrée au Maroc. Les prospections sont en cours pour intégrer cette nouvelle solution qui permettra de rationnaliser les coûts pour les établissements bancaires, notamment en partageant une plate-forme technologique ainsi qu’une infrastructure matérielle sur différents modèles de vente.

Notons que d’après une étude du cabinet Al Maali Consulting Group, l’essor de la finance islamique constitue une opportunité historique à saisir pour le Maroc. Les perspectives tablent sur une part de 3 à 5 % du total des actifs bancaires au Maroc à l’horizon 2018.

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