Fouad Ouzine : «Le rôle du CRI est fondamental mais incomplet»

Fouad Ouzine : «Le rôle du CRI est fondamental mais incomplet»

ALM : Après 4 ans d’existence, quelle est votre perception du rôle des CRI ?
Fouad Ouzine : Les CRI ont  façonné l’image du Maroc en matière de création et d’investissement. Ils ont associé en un seul lien l’ensemble  des administrations concernées par l’acte de la création. Pour ce qui est du CRI de la région Fès Boulemane, on a reçu des félicitations de la part d’institutions internationales de renom comme la Banque mondiale, le  réseau European Business and Innovation Centre Network (EBN). L’acte d’investissement a été banalisé. Le CRI est sollicité de tout bord. Être au diapason des normes les plus exigeantes en matière de qualité des services, c’est notre objectif le plus imminent.

Que voulez-vous dire au juste ?
Il est vrai que la date de la création du CRI n’est pas assez longue. Toutefois, on peut dire que ce dernier s’est imposé par son efficience, son intégrité et surtout par son nouveau mode de management. Le CRI mène certes une casquette d’une administration qui relève du ministère de l’Intérieur, mais il a apporté une nouvelle conception révolutionnaire en matière d’investissement et de création d’entreprises. Il faut juste lui  donner les moyens réglementaires et institutionnels nécessaires pour lui permettre d’atteindre les objectifs escomptés  par sa création.

On comprend de cela que vous attendez la solution de certains problèmes réglementaires ?
Je dirais plutôt que j’espère que le CRI soit doté de plus de moyens. Son rôle est fondamental mais incomplet. En d’autres termes, nous agissons dans le cadre d’un processus faisant intervenir plusieurs parties. Seulement, on enregistre que certaines administrations ne coopèrent pas assez pour la promotion et la rapidité des dossiers traités. Nous enregistrons une petite déception pour le retard accumulé et la non adhésion de certaines administrations. D’autres part, les attributions au wali ont été certes réconfortantes, mais on espère qu’il y ait plus de délégations  à ce niveau.

La région  se lance dans l’offshoring,  avez-vous défini une stratégie convenable à ce niveau ?
Avec le potentiel économique important de la région, plus particulièrement au niveau de l’industrie,  il a été indispensable de réorienter cette économie un peu  obsolète vers une économie de grande valeur ajoutée. Et ce grâce au Programme régional de développement industriel (PDRI) et au lancement de la zone FèsShore. La convention cadre de partenariat pour l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de ce projet a été signée le 14 juin dernier. Il s’agit  d’un parc d’affaires  dédié aux activités Business Process Offshoring (BPO) lancé dans le cadre du programme Emergence. L’Etat y participe à travers la contribution financière du Fonds Hassan II et par la cession dans une première phase d’une assiette foncière de 14 ha pour l’accueil du projet. Durant les cinq premières années d’activité, les entreprises bénéficieront de multiples exonérations. Le  projet de technopole régionale Fès Technovalley sera prêt dans  un délai de 12 mois à partir de la date de signature de la convention.

Qu’en est-il des autres secteurs ?
Ultérieurement, notre mission  serait de  nous pencher sur les nouveaux secteurs émergents.  Le ministère du Commerce  procédera à une étude approfondie pour développer des zones intégrées dédiées à chaque activité. Ceci dit, les secteurs de l’agroalimentaire avec 54 % de la production industrielle  et du textile-habillement avec 128,9 MDH  de d’investissement constituent deux filières phares de l’économie de la région.  

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