Frédéric Le Henaff : «Un avenir prometteur pour la sous-traitance au Maroc»

Frédéric Le Henaff : «Un avenir prometteur pour la sous-traitance au Maroc»

ALM : Sur quoi porte le Salon AeroExpo ?
Frédéric Le Henaff : Le Salon AeroExpo est articulé autour de quatre grands axes. Il s’agit, d’abord, de l’organisation des stands d’exposition des industriels qui constituent le cœur de l’événement. À savoir qu’à ce jour, nous en avons déjà fédéré plus de 180.  L’AeroExpo 2008, c’est aussi des expositions statiques des aéronefs civils et militaires, des démonstrations aériennes. Soulignons que cette dernière partie est souvent considérée comme la plus ludique pour les visiteurs néophytes. Néanmoins, l’un des volets les plus importants reste la partie du programme qui est consacrée aux conférences, puisque c’est durant ces conférences que vont être abordées les grandes orientations du développement de l’aéronautique au Maroc pour les années à venir.

Le Maroc devient un vrai point de sous-traitance en matière d’aéronautique, est-ce cela qui motive le choix de ce pays pour l’organisation de cet évènement ?
Bien évidemment, l’avènement d’un salon aéronautique au Maroc est directement lié au développement accéléré que connaît le secteur actuellement. La conjoncture dans laquelle évoluent les industriels en Europe les oblige à trouver des solutions de production plus compétitives. D’où le besoin de se tourner vers le Maroc en tant que sphère de sous-traitance puisque la plateforme marocaine offre beaucoup d’avantages pour l’implantation des unités de sous-traitance aéronautique. Je citerais dans ce sens, l’accompagnement au niveau de la formation, l’accompagnement dans le foncier, les allégements des procédures, les subventions mises en place par le fonds Hassan II, sans oublier le point relatif à l’application d’une exonération durant les cinq premières années sur l’IS, puis une réduction de 50 % sur celui-ci durant les trois années suivantes.
Il faut noter que ces mesures ont d’ores et déjà permis d’attirer au Maroc plusieurs donneurs d’ordres de premier plan : Eads, Snecma, Safran, Boeing…

Quel est l’avenir de cette sous-traitance au Maroc ?
Compte tenu des efforts entrepris conjointement par le gouvernement et les industriels pour développer le pôle aéronautique, tous les indicateurs laissent présager un avenir prometteur pour cette sous-traitance au Maroc. D’ailleurs, les chiffres sont éloquents, les industriels prévoient de doubler le chiffre d’affaires du secteur ainsi que le nombre d’emplois dans les quatre années à venir.

Pourra-t-on s’attendre à des signatures de contrats pendant cette exposition ?
Oui, on peut s’y attendre. La signature d’un contrat est souvent l’aboutissement d’un long processus de négociations, mais traditionnellement, un salon de l’aéronautique est le moment choisi par les industriels pour faire l’annonce des accords mis en place.
Sûrement que l’AeroExpo de Marrakech ne dérogera pas à cette tradition.

Qu’en est-il du volet relatif à la formation dans un secteur aussi pointu que celui-ci ?
Vous avez tout à fait raison d’évoquer ce point. Actuellement le secteur emploie près de 5.000 personnes et prévoit de doubler ses effectifs d’ici 2012. Pour faire face à cette demande, les écoles d’ingénieurs et instituts de technologie mettent en place des formations en phase avec les exigences de ces métiers.
La formation pourrait être le talon d’Achille de ce développement accéléré du secteur, mais le GIMAS travaille actuellement avec les pouvoirs publics à la création de l’Institut marocain de l’aéronautique (l’I.M.A) dont l’objectif est justement de remédier à ces faiblesses.

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