Gaz : Boutaleb s’explique

«C’est un projet qui réunit trois grands acteurs du secteur : un opérateur public, l’ONE en l’occurrence, un raffineur (SAMIR) et un distributeur, Akwa Group. Il s’inscrit directement dans une logique de sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures, notamment le gaz ». C’est en ces termes que Mohamed Boutaleb, ministre de l’Energie et des Mines, a qualifié le projet de réalisation d’un terminal gazier dont la convention tripartite a été signée dernièrement par les trois concernés pour un montant de 10 millions DH. Et de préciser que c’est un souci qui constitue le fil directeur du plan gazier national visant à diversifier les sources d’énergie dans une logique de maîtrise des coûts et de protection de l’environnement. Pour la concrétisation de ce projet, une étude de faisabilité est en cours. Le terminal à créer devrait se situer sur le principal axe industriel du pays, à savoir El Jadida-Casablanca et serait destiné à accueillir les méthaniers. Le projet devrait compter plusieurs installations, notamment des installations de stockage de gaz naturel reliées à des pipelines, lesquels assureraient son transport vers les clients potentiels, principalement les industriels. Ce qui répondrait aux attentes de ces derniers, toujours à la recherche de sources d’énergie à moindre coût afin d’améliorer leur compétitivité au niveau international. Les ambitions des acteurs sont grandes. A terme, il s’agit de porter à 23% la contribution du gaz naturel à la demande nationale d’énergie à l’horizon 2020. Actuellement, cette source d’énergie n’intervient  qu’à hauteur de 0,36% dans la consommation énergétique marocaine.
La réalisation de ce chantier stratégique devrait atténuer la dépendance du Royaume vis-a-vis du voisin algérien en matière d’approvisionnement en gaz, notamment à travers le gazoduc Maghreb-Europe (GEM). Une longue bretelle reliera d’ailleurs ce dernier à Mohammédia. « La crise qui a éclaté il y a quelques semaines entre la Russie et l’Ukraine conforte le gouvernement dans son choix de chercher de nouvelles sources d’approvisionnement en gaz», explique le ministre de l’Energie et des Mines dans une rencontre informelle avec la presse nationale.
«Et pour accompagner la réalisation de cette infrastructure gazière, des mesures d’accompagnement, notamment d’ordres réglementaire et législative, sont prévues par le gouvernement. Ainsi, et parallèlement à la mise en place de ce plan énergétique, le ministère de tutelle se penche sur l’élaboration d’un code gazier. L’objectif est d’assurer le cadrage réglementaire et juridique des opérations».

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