Gespac délocalise au Maroc

Le groupe Gespac, spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques, a annoncé aux syndicats la suppression de 90 des 160 emplois de son usine de Vailhauques (Hérault, en France), rapporte le quotidien Les Echos.
Les salariés ont décidé d’appeler à la grève illimitée, a précisé Martine Ferrandès, déléguée FO, en précisant que « les syndicats n’ont pas obtenu quelque négociation que ce soit sur des indemnités de départ ». Depuis le 13 avril, les salariés avaient décidé de placer sous surveillance les deux dernières machines encore sur le site, accusant la direction de vouloir « délocaliser en douce » l’activité au Maroc. Sur les sept machines utilisées à Vailhauques, cinq ont déjà été transférées au Maroc, où a été créé, il y a une dizaine d’années, un atelier de production « low cost » (aux coûts peu élevés).
Auparavant, à la demande de la société et dans l’attente de la diffusion d’un communiqué, Euronext Paris a suspendu la cotation des actions et des bons de souscriptions Gespac System, le 3 mai 2004.
Gespac Maroc Usine Novatech, holding des entités marocaines et françaises d’intégration du groupe Gespac, a procédé récemment à une augmentation de capital arrêtée officiellement le 24 octobre 2003 selon les termes d’un protocole signé le 30 juin 2003. D’un montant de 120 millions de dirhams, cette opération a été souscrite par plusieurs sociétés marocaines d’investissement qui détiennent désormais plus que le tiers du capital de Gespac Maroc Usine Novatech. Dernière à rejoindre l’ensemble, Dar Tawfir, l’entité en charge de la gestion des actifs de CFG Group.
L’intérêt manifesté entretemps par d’autres investisseurs conduit à envisager la probabilité d’un élargissement ultérieur de l’ouverture du capital ainsi que de l’introduction à la Bourse de Casablanca courant 2004. « Les fonds dès à présent collectés vont permettre le retour progressif à une situation de trésorerie améliorée face au développement toujours soutenu des activités du groupe. En témoignent le niveau record de prises de commandes (110 M euro) et la pénétration de nouveaux marchés, tel celui des systèmes embarqués de vidéo surveillance sur lequel Gespac vient d’emporter un contrat de 7,4 millions CHF (4,8 M euro) avec la société des chemins de fer suisses », estime un communiqué de la société. De plus, par cette première affaire directement conclue avec un client final, Gespac reçoit sa consécration de constructeur équipementier.
Au plan des relations avec Alstom, Gespac réaffirme clairement le maintien d’une stratégie de partenariat à long terme avec la branche Transport qui affiche un carnet de commandes de trois ans et en constant enrichissement. Un taux d’endettement financier hors affacturage de 50 % (76 % en 2002) est prévu en fin d’exercice.
Le montant actuel de la capitalisation boursière du groupe (31 M euro) représente 60 % de ses fonds propres estimés à 53 M euro. L’année 2003 s’est caractérisée par de nouveaux succès commerciaux et un développement du chiffre d’affaires freiné par des circonstances impondérables.

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