Grèce : le tourisme a été frappé de plein fouet par les grèves

Grèce : le tourisme a été frappé de plein fouet par les grèves

La grève d’une semaine des chauffeurs routiers grecs en pleine saison estivale a encore aggravé la situation du secteur crucial du tourisme, première ressource nationale, ont déploré les professionnels qui se veulent toutefois optimistes pour les prochains mois. Frappés par une crise financière sans précédent qui a forcé le gouvernement socialiste à prendre des mesures d’austérité draconiennes, les Grecs attendaient l’été pour voir un peu le bout du tunnel avec l’arrivée de la manne touristique. Le mouvement des camionneurs qui s’est achevé lundi matin est tombé au plus mal après plusieurs grèves ayant touché le tourisme grec, celle des marins au début de l’été qui protestaient contre la levée du cabotage, puis celle des cheminots qui ont bloqué les trains et celle il y a dix jours des contrôleurs aériens qui a semé la pagaille dans les aéroports grecs. Un premier mouvement d’annulations avait déjà été enregistré en avril lors des grandes grèves contre la cure d’austérité qui ont parfois dégénéré. «Les événements d’avril ont beaucoup joué et nous avons eu beaucoup d’annulations», a affirmé sur la chaîne publique NET Panagiotis Bramos, le président de la chambre hôtelière de Corfou (ouest), l’une des principales destinations. La puissante Fédération des entreprises touristiques grecques (SETE) a tiré la sonnette d’alarme mardi dernier contre la grève des routiers. «La situation évolue vers une catastrophe pour le pays, l’économie et le tourisme (…) après le chaos dans les aéroports qui a créé des dommages incalculables pour l’image du pays», a souligné un communiqué.

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