High-tech : des rumeurs pas très net

High-tech : des rumeurs pas très net

Attention, votre rouge à lèvres contient des molécules cancérigènes ! Urgent : un ver informatique va attaquer votre PC le jeudi 10 août 2006 ! Nous avons tous, un jour, reçu ce genre d’e-mail très alarmiste. Normal, il y en a des milliers qui circulent tous les jours sur le Net. Ces informations qui ne sont en fait que des canulars ou ce qu’on appelle aussi des “hoax” inondent le réseau Internet. Le plus souvent, Ces derniers annoncent des informations scandaleuses qui ne laissent aucun internaute indifférent.
Déstabiliser, effrayer, paniquer… les objectifs d’une rumeur électronique sont multiples. Mais pour les atteindre, celle-ci doit procéder selon plusieurs étapes. D’abord, le canular doit intriguer et interpeller l’internaute. C’est pourquoi il
utilise des propos alarmistes tels que "URGENT", "DANGER" ou "ATTENTION". Généralement, une rumeur n’informe jamais. Elle révèle une vérité volontairement sensationnelle et spectaculaire qui finit par paniquer l’internaute. Surpris, ce dernier a ensuite du mal à démêler le vrai du faux. 
La rumeur peut se déguiser aussi en message officiel. Par exemple, se faire passer pour un message publié par le ministère de la Santé. C’est une source sérieuse et crédible que l’internaute croira facilement, sans chercher dans les détails. Ainsi, une alerte de propagation d’une maladie quelconque, rédigée à la manière d’un flash info, fera longuement parler d’elle. En outre, plus la spécialité médicale est compliquée, plus le nom de la maladie est exotique, et plus les gens y croient. Dans ce genre de situation, rien
de plus facile que de contacter
le ministère concerné ou de se connecter directement sur son site Web et de vérifier l’information.
Par ailleurs, certaines rumeurs se focalisent sur notre quotidien. Par exemple, sur l’écran solaire, le rouge à lèvres, la canette de soda ou encore le restaurant chinois du quartier. C’est tellement ancré dans notre vie de tous les jours que l’internaute y croit forcément.
La rumeur électronique aime aussi l’exagération. Elle déforme la vérité et l’amplifie afin de toucher le plus d’internautes possibles. Aussi, une rumeur ne meurt jamais. Elle s’éteint pour ressusciter plusieurs années encore. Dans tous les cas, Internet reste le meilleur moyen pour démêler le vrai du faux. Il est vrai qu’il diffuse des milliers de “hoax” par jour, mais il participe aussi à leur identification grâce notamment à des sites spécialisés dans la chasse aux rumeurs.

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