High-tech : Jeu vidéo : une clinique de désintoxication aux Pays-Bas

Le jeu vidéo s’est avéré addictif au même titre que la drogue ou les jeux de hasard. C’est pourquoi l’établissement aura pour but de soigner la dépendance aux jeux vidéo de certains patients, qui ne peuvent se passer de leur univers virtuel. Keith Bakker, directeur de la clinique, affirme avoir déjà désintoxiqué une vingtaine de patients dépendants, âgés de 13 à 30 ans, depuis le mois de janvier dernier. Le programme de désintoxication en clinique commencera en juillet prochain. Il durera de 4 à 8 semaines et se composera d’entretiens avec un thérapeute, qui tentera notamment de faire reprendre au patient le goût d’autres activités. « Nous avons des enfants qui ne savent pas comment communiquer face à face avec les gens, car ils ont passé leurs trois dernières années à parler à quelqu’un en Corée via un ordinateur. Leur réseau de relations sociales à totalement disparu», explique Bakker. Ce dernier affirme avoir constaté des signes de dépendances chez certains individus très jeunes, dès l’âge de 8 ans. Exemple-type du dépendant, un Hollandais de 28 ans qui joue aux jeux vidéo depuis 20 ans. Il jouait environ 14 heures par jour, en consommant des drogues pour jouer plus longtemps. «Ce n’était jamais assez», explique-t-il. Ce patient s’était présenté en octobre 2005 pour une désintoxication à la drogue, mais le problème se situait plutôt dans sa pratique des jeux vidéo.
Comme pour toute autre addiction, Bakker explique que le processus est le même : le cerveau produit des endorphines pendant le jeu, comme pour les parieurs dépendants ou les toxicomanes plus conventionnels. L’effet principal est d’oublier ses problèmes personnels, au moins pendant un moment. Seule grande différence avec les drogues conventionnelles, le premier jeu vidéo est souvent offert par les parents eux-mêmes, qui sont loin de se douter des conséquences possibles. Pour les parents, les symptômes principaux sont faciles à détecter : le dépendant néglige d’autres activités quotidiennes (repas, ménage,…), passe plusieurs heures devant son PC, et n’a plus de vie sociale (amis, sorties, famille…).
Plus précisément, Bakker affirme que le dépendant au jeu vidéo est souvent un cas très similaire au cocaïnomane, les deux savent que quelque chose ne tourne plus rond dans leur comportement, mais sans précisément savoir ce que c’est.

Source : PC Inpact

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